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Une organisation de droits humains appelle à cesser l'aide extérieure à l'armée soudanaise
L'ADEMEG exhorte la communauté internationale à exercer des pressions sur les acteurs étrangers fournissant une aide à l'armée soudanaise, affirmant que ce soutien alimente la guerre et les violations contre les civils. L'organisation insiste sur la nécessité d'un cessez-le-feu, d'une transition démocratique et de la reddition de comptes.

La Société d’Aide Médicale en Guinée (ADEMEG) a appelé la communauté internationale à exercer des pressions sur les acteurs étrangers qui fournissent un soutien à l’armée soudanaise, estimant que ce soutien contribue à prolonger la guerre et aux violations subies par les civils.
Elle a déclaré, lors d’une intervention devant la 17e session de la 63e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, vendredi, que les civils au Soudan continuent de payer un prix élevé après plus de trois ans de conflit.
Elle a souligné la persistance des violations, du déplacement massif, de la destruction des habitations et des infrastructures sanitaires et de la dégradation sévère de la capacité des Soudanais à accéder à la nourriture, à l’eau, aux soins de santé et à l’éducation.
Elle a ajouté que des rapports internationaux récents continuent de documenter des violations graves imputées aux forces armées soudanaises et aux autorités associées, ainsi que les conséquences dévastatrices du conflit sur les droits civils, politiques, économiques et sociaux des Soudanais.
Elle s’est félicitée des efforts internationaux et régionaux visant à relancer le processus politique, confirmant la position de la Groupe des Cinq selon laquelle il n’existe pas de solution militaire au conflit.
Elle a invité les autorités soudanaises à Port-Soudan à s’engager sérieusement dans un processus de négociation de paix aboutissant à un cessez-le-feu, à la protection des civils, à la fin du soutien extérieur qui prolonge la guerre, à la reddition de comptes des responsables des violations, et à l’ouverture de la voie vers un gouvernement civil démocratique respectant les droits de l’homme.
Elle a insisté sur le fait que la protection des droits des Soudanais ne peut être réalisée sans mettre fin au conflit, assurer la reddition de comptes et instaurer une paix durable et un gouvernement civil.
Le soutien extérieur sous le microscope
L’intervention intervient alors que les pressions s’intensifient au sein du Conseil des droits de l’homme pour limiter l’afflux d’armes et de soutien militaire extérieur aux parties au conflit, après l’avertissement de la mission d’enquête selon laquelle les réseaux d’approvisionnement extérieurs ont contribué à étendre les capacités combattantes, à prolonger le conflit et à augmenter les pertes parmi les civils.
Le Conseil examine un projet de résolution sur la crise humanitaire et les droits humains résultant du conflit au Soudan, piloté par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas et la Norvège, dans le cadre de négociations portant sur le renouvellement du mandat de la mission d’enquête et le renforcement de la protection des civils et de la reddition de comptes pour les violations.
La demande de l’organisation revêt une importance particulière alors que le dossier des interventions extérieures occupe désormais une place centrale dans les discussions sur le Soudan à Genève, considérée comme l’un des facteurs clés permettant aux parties combattantes de poursuivre le conflit malgré la montée croissante des coûts humains.
Cette intervention reflète l’élargissement des voix au sein du Conseil exigeant que tout parcours menant à la fin du conflit soit lié à l’arrêt des sources d’armement et de financement extérieurs, au-delà des simples appels politiques. Elle place également l’armée soudanaise et ses soutiens face à une pression internationale croissante, alors que l’attention se tourne vers les négociations en cours sur le projet de résolution et l’avenir du mandat de la mission d’enquête.





