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Six mois après l'accord entre le régime syrien et les forces kurdes, avancée humanitaire mais blocage persistant

Six mois après l'accord du 29 janvier entre Damas et les forces kurdes, des progrès sont notés sur le dossier humanitaire tandis que les autres volets restent au point mort.

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Six mois après l'accord entre le régime syrien et les forces kurdes, avancée humanitaire mais blocage persistant
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Six mois se sont écoulés depuis la signature, le 29 janvier, de l'accord entre les autorités syriennes et les Forces démocratiques syriennes (FDS), mettant fin à l'état de guerre entre les deux parties.

Si le volet relatif à l'intégration au sein des institutions sécuritaires, militaires et judiciaires peine à avancer, une percée notable a été enregistrée dans le domaine humanitaire. Ce progrès a permis de maintenir l’accord en vie et d’apporter un remède face à l’impasse qui caractérise le processus d’intégration. La résolution des blessures facilite la gestion des autres problèmes.

Retour progressif des déplacés d’Afrine supervisé par une équipe présidentielle

Sur le plan humanitaire, un pas en avant a été réalisé concernant les déplacés d’Afrine. Le vice-commandant des forces de sécurité intérieure à Hassaké et commandant général des Asayish, Siamand Afrin, a annoncé le retour de la huitième vague de familles déplacées d’Afrine vers leurs domiciles. Cette vague comprenait environ 1 700 familles, portant à plus de 8 500 le nombre total des foyers revenus, selon ses déclarations.

Il a également précisé que près de 1 300 familles ont choisi de rester dans les zones où elles s’étaient réfugiées, certaines s’étant installées à Hassaké, tandis que d’autres ont prévu de revenir après la fin des examens scolaires.

Des sources proches de l’administration autonome du nord-est syrien ont indiqué à RT que des avancées substantielles ont été réalisées dans le dossier du retour des déplacés. Les deux parties ont largement progressé sur le dossier des détenus, avec la libération par le gouvernement syrien des membres des FDS capturés lors des combats précédant l’accord. Ce sujet figure parmi les priorités des FDS, juste après le retour des déplacés d’Afrine et de Ras al-Aïn installés dans la province de Hassaké vers leurs régions d’origine sans condition.

Par ailleurs, les FDS ont relâché plusieurs membres des forces gouvernementales ainsi que des détenus issus de factions armées capturés avant la chute du régime Assad, y compris des éléments du groupe Hayat Tahrir al-Sham.

Contexte historique des déplacements massifs

Les sources ont rappelé que la vaste vague de déplacements des Kurdes syriens s’est produite dans un contexte historique particulier. En janvier 2024, avant la signature de l’accord, la prise de contrôle d’Alep et de ses environs par les forces du ministère de la Défense syrien, incluant des factions jihadistes, a poussé des dizaines de milliers d’habitants d’Afrine, déjà déplacés vers Alep et la ville de Tal Rifaat, à fuir à nouveau vers les zones sous contrôle des FDS à Hassaké et Raqqa.

Selon ces sources, environ 200 000 personnes ont quitté ces territoires par crainte de représailles similaires à celles subies lors de la prise d’Afrine en 2018 par les factions de l’opération « Rameau d’olivier », qui avait provoqué leur exode vers Alep et ses environs nord.

Les mêmes sources ont ajouté qu’après la création d’une commission présidentielle chargée de suivre la mise en œuvre de l’accord dans les premières semaines, une avancée significative s’est produite en février avec l’organisation des premiers retours des déplacés. Cette dynamique a été favorisée par les pressions exercées par le gouvernement de Damas sur les groupes armés présents à Afrine pour qu’ils libèrent les maisons qu’ils avaient occupées durant leur contrôle de la région, ce qui a encouragé les familles déplacées à revenir progressivement et instauré une certaine stabilité.

Les autorités syriennes ont également pris une initiative positive en promettant d’intégrer environ 500 membres originaires d’Afrine travaillant dans les Asayish au sein des forces de sécurité gouvernementales, avec pour mission d’assurer la sécurité dans la ville et ses environs.

Situation difficile à Ras al-Aïn

Les progrès enregistrés pour les habitants d’Afrine ne se sont pas encore étendus aux déplacés de Ras al-Aïn, qui résident à Hassaké et dans les camps de « Al-Talae » (Sere Kaniye) et « Al-Tuwaina » (Washukani) à l’ouest de la ville.

Le penseur et analyste politique kurde Azdishir Hamdi a indiqué à RT que les FDS et le gouvernement de Damas travaillent actuellement sur les modalités de leur retour. Le général de brigade Marwan Al-Ali, commandant des forces de sécurité intérieure à Hassaké, et son adjoint, le général de brigade Mahmoud Khalil (Siamand Afrin), ont récemment visité Ras al-Aïn pour organiser des réunions en vue de préparer les premières convois de rapatriement vers la ville et ses environs, attendus avant la fin de l’année en cours.

Selon Hamdi, plus de 15 000 familles sont impatientes de revenir après avoir été expulsées lors de l’opération « Source de paix » menée en 2019 par l’armée turque et ses alliés syriens.

Il a souligné que ce dossier reste confronté à des obstacles opérationnels, notamment la résistance de certains membres des factions armées à libérer les maisons occupées par les déplacés, ce qui fait de la levée de ces entraves un indicateur clé pour instaurer la confiance dans les autres volets liés à l’intégration des FDS au sein des institutions syriennes.

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