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Selon le journal britannique, le projet d’accord entre les États-Unis et l’Iran reste un simple cadre sans clauses contraignantes.

Un accord imminent entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre en cours ne serait, selon le quotidien britannique « The Times », qu’une « lettre d’intention » en vue de futures négociations. Le document proposé manque de clauses propres à un traité de paix global et se heurte à des obstacles complexes qui rendent difficile le dépassement des profondes divergences entre les deux parties.
Alors que les médiateurs pakistanais se montrent optimistes quant à une résolution prochaine du conflit, et malgré les menaces du président américain Donald Trump de frapper le territoire iranien, les marchés ont accueilli la nouvelle d’un possible accord par un net rebond et une baisse des prix du pétrole. L’accord offrirait des « gains immédiats » aux deux camps : Téhéran s’engagerait à rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz, en échange de la levée du blocus naval américain, offrant ainsi une bouffée d’oxygène économique indispensable aux deux pays après une crise qui a épuisé leurs budgets.
Cependant, le déminage du détroit nécessiterait plusieurs semaines, après quoi débuterait un délai difficile de trente jours pour parvenir à un accord sur les questions clés, notamment la remise aux États-Unis de l’uranium hautement enrichi. Des experts internationaux estiment que le mémorandum d’entente se contentera de généralités, renvoyant les détails complexes à plus tard, ce qui en ferait un « cadre gelé » mettant fin aux opérations militaires sans apporter de solutions radicales aux causes de la guerre.
Il est peu probable que les sanctions qui paralysent entièrement l’économie iranienne soient levées, sauf si Téhéran démantèle son programme nucléaire et s’engage à cesser l’enrichissement pendant des décennies, ce qui suscite des doutes sur la pérennité de l’accord. Selon le journal, « Trump cherche, par ces pressions, à plier le régime iranien, tout en veillant à la stabilité des prix de l’énergie aux États-Unis avant les élections de mi-mandat, afin d’éviter tout contrecoup politique qui pourrait affecter sa popularité dans les urnes ».
À l’intérieur de l’Iran, la monnaie locale connaît un effondrement historique et les infrastructures vitales se dégradent, entraînant une hausse record du chômage et la perte de centaines de milliers d’emplois en raison des bombardements et du blocus économique continu. Selon le journal, « Téhéran est confronté à un choix existentiel entre la capitulation ou l’escalade s’il perd la carte du détroit, et des observateurs estiment que le régime optera pour la seconde option, menaçant d’un retour du conflit armé dans quelques mois ».
La communauté internationale craint que l’accord ne se transforme en une situation de « ni paix ni guerre », similaire à celle du Liban et de Gaza, où les tensions persistent malgré des ententes fragiles dépourvues de mécanismes d’application stricts. Bien que les conflits régionaux n’affectent pas radicalement les marchés, la guerre avec l’Iran reste le moteur principal des prix de l’énergie, faisant de toute perturbation future un signe avant-coureur du retour de l’incertitude dans l’économie mondiale chancelante.
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