Monde
Donald Trump propose à l’Iran de livrer son uranium enrichi aux États-Unis pour destruction ou de le détruire sur place sous contrôle international.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que l’uranium enrichi iranien devait soit être immédiatement remis aux États-Unis pour y être transporté et détruit, ce qu’il considère comme la solution préférée, soit détruit sur place en coordination avec l’Iran ou dans un autre lieu convenu.
Trump a précisé dans un message publié sur la plateforme "Truth Social" que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) serait témoin de cette opération et de ses procédures.
Ces propos interviennent alors que les négociations entre les États-Unis et l’Iran connaissent un ralentissement, marqué par une montée des désaccords concernant l’avenir du programme nucléaire iranien et l’ampleur possible de l’allègement des sanctions économiques, les deux parties restant fermes sur des points essentiels de l’accord proposé, selon le Wall Street Journal.
Des intermédiaires dans les discussions indiquent que le principal différend porte sur la demande américaine d’engagements plus clairs de la part de Téhéran concernant son programme nucléaire dès le départ, tandis que l’Iran insiste pour obtenir des garanties détaillées sur l’allègement des sanctions et le gel des avoirs financiers. Les États-Unis craignent que l’Iran ne bénéficie d’avantages économiques sans prendre d’engagements nucléaires suffisants.
Selon un projet d’accord en cours d’examen, celui-ci prévoit des mesures pour stopper l’escalade et assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz pendant une période initiale de 30 jours. Une seconde phase suivra, abordant le dossier nucléaire de manière plus approfondie, avec la condition que tout allègement des sanctions soit lié aux progrès réalisés dans ce cadre.
Washington exprime ses inquiétudes quant à un possible usage par Téhéran d’un allègement précoce des sanctions pour obtenir des bénéfices économiques sans concessions substantielles sur le nucléaire. De leur côté, des responsables iraniens affirment chercher des engagements clairs garantissant la levée des restrictions financières.
Israël a également manifesté son inquiétude, estimant qu’un éventuel accord pourrait réduire la pression économique sur l’Iran sans limiter ses capacités régionales, notamment en ce qui concerne le soutien aux groupes armés dans la région, selon des sources informées.



