Monde
Trump revendique un pouvoir sans limites et se compare à des leaders historiques
Donald Trump affirme que sa puissance est illimitée et se place au niveau des grands conquérants et dictateurs de l’histoire mondiale.

Lors d’une interview accordée à "The Axios Show", le président américain Donald Trump a déclaré avoir découvert qu’il n’existait « aucune limite » à son pouvoir depuis le début de son affrontement avec l’Iran.
Un livre à paraître révèle que Trump envisageait même une idée plus ambitieuse : celle d’être peut-être l’homme le plus puissant de l’histoire.
Plutôt que de se contenter d’évaluer les frontières de la présidence, il évoque désormais la notion de puissance en termes historiques mondiaux, se plaçant au rang des conquérants, despotes et dirigeants forts qui ont soumis des nations à leur volonté, selon le site "Axios".
Lors d’un entretien approfondi de 45 minutes avec Mark Caputo d’"Axios", Trump a mesuré à plusieurs reprises la puissance par le degré de soumission des autres. Il a affirmé que les dirigeants du G7 l’avaient cru lorsqu’il leur avait plaisanté en disant : « Je suis le président (je suis le leader) », tandis qu’Israël lui témoigne « beaucoup de respect » et « fera ce qu’il dit ».
Dans l’ouvrage "Regime Change" (Changement de régime), à paraître mardi et signé Maggie Haberman et Jonathan Swan du "New York Times", Trump se vante d’être plus puissant qu’Attila le Hun, Gengis Khan, Napoléon, Mao Zedong et Hitler.
Les auteurs expliquent que Trump « a commencé à en lire des extraits » et « énumère certains des personnages les plus puissants de l’histoire », soulignant que « aucun d’eux n’a atteint son niveau de puissance en tant que président des États-Unis ».
Trump a comparé Alexandre le Grand, les empereurs et Guillaume le Conquérant en disant : « Ils n’avaient pas d’avions, n’est-ce pas ? Ils ne pouvaient pas voyager partout ». Il a également parlé de Napoléon avec « passion et délectation », selon les auteurs.
Haberman et Swan notent que l’aspect marquant était « le plaisir évident » que Trump a manifesté dans ses comparaisons, ainsi que « le calme et l’assurance avec lesquels il acceptait sa place parmi les hommes qui ont remodelé le monde par la conquête et la peur ».
Des indices de cette vision amplifiée de la puissance sont apparus tout au long de son entretien avec "Axios", quelques heures après son retour d’un sommet du G7 qu’il a qualifié de « très dominant » en France.
Trump a désigné le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre indien Narendra Modi comme les dirigeants mondiaux qu’il admire le plus, louant Xi pour son « travail acharné total » et Modi pour être « très dur et très têtu ». Il a refusé de nommer les dirigeants qu’il considère comme faibles.
Il a longuement évoqué la décision du président français Emmanuel Macron de l’honorer par un dîner au palais de Versailles, un cadre impérial que Trump a décrit comme « sa faiblesse ».
Selon Trump, les alliés ne comptent que lorsqu’ils reconnaissent celui qui détient le véritable pouvoir.
Il a déclaré à "Axios" : « Sans moi, Israël n’existerait pas aujourd’hui », ajoutant que sa relation avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu est « bonne, mais il faut parfois le garder un peu raisonnable ».
Trump a adopté un ton similaire envers les républicains radicaux furieux de son accord avec l’Iran, affirmant : « Certains hommes que je respectais, je ne les respecte plus maintenant. Ce sont des extrémistes ».
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