Monde
Trump révèle des détails sur l'assassinat de Qassem Soleimani et le rôle d'Israël
Donald Trump dévoile les coulisses de l'opération contre Qassem Soleimani et évoque l'implication israélienne dans cette mission.

Donald Trump a livré des précisions sur l'assassinat du général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne, survenu le 3 janvier 2020 à Bagdad, en Irak.
Lors d’un entretien avec le site Axios, l’ancien président américain a qualifié Soleimani de "père spirituel des engins explosifs improvisés" qui ont mutilé de nombreux soldats. Il a affirmé que 96,2 % des blessures graves subies par des soldats américains provenaient d’Iran, via Soleimani, qu’il a décrit comme un "général très puissant et intelligent".
Trump a indiqué que l’opération avait été planifiée conjointement avec Israël, mais que ce dernier s’était finalement retiré à la dernière minute. "Israël a reculé au dernier moment", a-t-il déclaré, précisant que l’opération avait duré 30 jours de préparation. Soleimani voyageait sur des vols commerciaux, conscient que l’armée américaine ne viserait pas ces avions, contrairement aux avions militaires.
Selon Trump, après le retrait israélien, il s’est tourné vers certains généraux qu’il a qualifiés de "bons hommes" pour mener l’opération sans eux. Ces derniers lui ont assuré que la mission serait réalisée avec la même qualité, voire mieux. L’attaque s’est déroulée sans faille, a-t-il affirmé, la qualifiant de "l’une des plus grandes étapes de l’histoire du Moyen-Orient".
Il a souligné que Soleimani était redouté depuis un siècle, y compris par les plus hauts dirigeants iraniens. Trump a également évoqué que l’ancien président Barack Obama n’avait pas mené une telle opération, soulignant l’importance de ce succès. Il a rappelé que l’attaque avait aussi éliminé le chef de l’organisation État islamique en Irak.
Trump a ajouté que Soleimani avait prévu de faire exploser cinq bases militaires américaines et qu’il avait été neutralisé une semaine avant la mise en œuvre de ce plan.
Le 3 janvier 2020, Soleimani a été tué dans une frappe aérienne américaine menée par un drone visant son convoi à proximité de l’aéroport international de Bagdad, sur ordre de Donald Trump. L’attaque a également entraîné la mort d’Abou Mahdi al-Muhandis, vice-président des Unités de mobilisation populaire en Irak, ainsi que plusieurs de leurs accompagnateurs.
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