Liban
Bassel : Ils instrumentalisent les questions au Liban... et ils nous ont volé notre droit !
Jubilant pour la réunion de la « Foire du village à Batroun », Jibran Bassel souligne l'importance du produit local comme fondement de l'identité nationale, de l'économie et de la culture libanaise.

Organisé sous la présidence de Jibran Bassel, chef du bloc « Le Liban fort », et du ministre de l'Agriculture, le docteur Nizar Hani, l'activité « Foire du village à Batroun » consacrée aux produits agricoles, aux industries alimentaires et aux métiers d'art a été tenue à l'association des Benroney, en présence du directeur général du ministère de l'Agriculture, Louis Lohoud, ainsi que de nombreuses personnalités et participants.
Dans son discours lors de l'événement, Bassel a rappelé que cette rencontre le ramenait à l'idée fondamentale qui avait conduit à la création de « Petroniates », soulignant que l'idée était née de la « mouna batrouniya », et que son lien avec cette spécialité s'inscrivait dans la terre, l'identité, l'histoire et tout ce qui distingue le Liban.
Il a précisé qu'il considérait toujours le produit libanais, notamment celui lié aux industries alimentaires, comme un « produit identitaire », ajoutant : « On me critiquait politiquement sur ce mot, en lui donnant une autre signification, mais je le perçois comme lié à tout ce qui caractérise ce pays. »
Il a souligné que l'industrie alimentaire commence par l'agriculture et la terre, affirmant que préserver la terre dans un petit pays comme le Liban passe d'abord par l'agriculture, puis par l'industrie qui valorise les produits agricoles, les rendant consommables localement ou exportables à l'étranger.
Il a insisté sur l'importance de la commercialisation dans la vie des Libanais, la considérant comme partie intégrante de leur nature « depuis les Phéniciens jusqu'à nos jours et au-delà », ajoutant que l'esprit commercial des Libanais est si profond qu’« on l’utilise même en politique ».
Il a relié le produit alimentaire à la tourisme et à la culture, insistant sur le fait que la table libanaise constitue un pilier fondamental de la culture libanaise. Il a rappelé que le vin est un élément central en France, le vin et le fromage en Italie, l’olive et l’huile d’olive en Espagne, estimant que dans ces pays, le produit alimentaire n’est pas un détail, mais une composante essentielle de leur culture.
Il a ajouté que cela valait également pour le Liban, où le rassemblement autour de la table reflète l’histoire et les valeurs familiales du pays, contribuant à préserver l’une des valeurs fondamentales de la société libanaise : la famille, tout en soulignant que le produit alimentaire est aussi essentiel pour constituer une source de revenu réelle.
Parlant des défis auxquels le secteur est confronté, il a évoqué la nécessité de cadres législatifs plus solides et de soutien renforcé pour son développement, ainsi que la nécessité de sensibiliser davantage les agriculteurs libanais afin d’atteindre des niveaux supérieurs de qualité.
Il a salué ici le travail de l’Association libanaise pour les études et la formation, insistant sur l’importance de relever le niveau du produit libanais pour qu’il soit plus capable d’exportation et devienne une véritable source de revenus pour les Libanais.
Il a déclaré que la superficie du Liban était limitée, « mais nous avons une compétitivité fondée sur la qualité, et nous possédons la saveur libanaise, que ce soit dans la taboulé, le hummus ou d'autres plats », insistant sur le fait que, quoi qu’essayent d’imiter les autres, ils ne pourront jamais reproduire la particularité de nos spécialités.
Il a affirmé que le dossier agricole l’intéressait « profondément au niveau national », car il y voit une caractéristique fondamentale de l’économie libanaise et une grande capacité concurrentielle, citant l’exemple du secteur du vin et son évolution.
Il a évoqué son expérience au ministère des Affaires étrangères, soulignant que l’idée des attachés économiques était née du rayonnement libanais à l’étranger, ajoutant que la présence d’environ 14 millions de Libanais à l’étranger constituait une opportunité énorme, car la consommation régulière par chaque Libanais à l’étranger d’un produit libanais pourrait ouvrir un large marché pour l’exportation des produits alimentaires libanais et en faire un pilier de l’économie.
Il a remercié le ministre de l’Agriculture Nizar Hani, louant son action, et considérant sa journée à Batroun comme l’un des exemples de ce travail.
Il a également abordé l’importance de préserver le patrimoine forestier, rappelant le conflit passé concernant les gardes-chasse, affirmant que le problème était « régional, non confessionnel », et que l’objectif était d’avoir des gardes-chasse dans toutes les régions afin d’assurer une protection effective du patrimoine forestier.
Il a ajouté : « Ils instrumentalise les questions au Liban, et ils nous ont volé notre droit d’ajouter des effectifs pour assurer une réelle répartition de la protection », soulignant qu’il avait eu de nombreuses disputes avec des personnes et des politiciens sur le dossier du patrimoine forestier.
Il a également salué le directeur général du ministère de l’Agriculture Louis Lohoud, estimant que son action et son dynamisme étaient fondamentaux.
En conclusion, Bassel a insisté sur l’importance que Batroun soit une zone de rassemblement, déclarant : « Je suis heureux que tout le monde se retrouve à Batroun, et que Batroun soit accessible à tous. C’est le Liban que nous voulons, mélangé, diversifié, riche de sa diversité, capable de démontrer que nous pouvons vivre ensemble. Nous ne pouvons vivre que ensemble, et nous ne voulons vivre que ensemble. C’est notre choix. »
Hani : Batroun, modèle d’un district intégré allant de la mer à Aars Tinnourin
Dans un discours parallèle, le ministre de l’Agriculture, docteur Nizar Hani, a affirmé que Batroun constituait un modèle ayant réussi à dynamiser l’économie grâce à une série de petites initiatives qui ont eu un impact positif sur la dynamique économique.
Il a dit à Bassel et aux participants : « Monsieur le ministre Bassel, chers amis, famille de l’agriculture et partenaires du ministère de l’Agriculture, Batroun est un modèle qui a stimulé l’économie, et nous avons réalisé là-bas des petites actions bénéfiques pour l’économie. »
Il a souligné que Batroun était un district intégré « de la mer à Aars Tinnourin », ce qui signifie qu’il dispose de toutes les conditions permettant un départ écologique, agricole et culturel.
Il a noté que les points visités durant sa journée à Batroun étaient riches, et que le secteur agricole avait été examiné sous tous ses aspects, précisant qu’on avait écouté les pêcheurs, discuté de leurs préoccupations et du nouveau code de pêche maritime, ainsi que traité avec l’Union des municipalités des questions relatives aux forêts et la gestion du problème des chiens errants, sans oublier le secteur de l’apiculture et les moyens de développer globalement le secteur agricole.
Il a confirmé que chaque point abordé lors de la visite serait suivi, exprimant l’espoir de voir des progrès significatifs au niveau du district de Batroun en général.
Lohoud revient sur les étapes du partenariat avec Bassel : du vin à la commercialisation internationale du produit libanais
Dans son intervention, le directeur général du ministère de l’Agriculture, Louis Lohoud, a rappelé plusieurs étapes marquantes de sa collaboration avec Bassel dans le soutien au secteur agricole et aux produits libanais.
Il a expliqué qu’au nom du secteur agricole, il souhaitait s’arrêter sur certaines phases communes avec Bassel, commençant par la période où Bassel était ministre par intérim de l’Agriculture, après le retour de Lohoud au ministère en 2012.
Il a évoqué le travail mené alors pour développer le secteur du vin, précisant que le ministre de l’Agriculture à l’époque, Hussein al-Hajj Hassan, avait chargé Bassel de suivre le dossier du vin, et que l’action s’était étendue d’une région libanaise à une autre, aboutissant à 63 caves enregistrées auprès du ministère de l’Agriculture.
Il a affirmé que Bassel avait aidé le secteur dans toutes les régions du Liban à cette époque, avant de passer, après avoir pris le ministère des Affaires étrangères, à faire connaître le produit libanais lors des rencontres diplomatiques.
Il a précisé que Bassel avait introduit des caisses de produits libanais dans les réunions extérieures, rappelant une étape en Irak où les tomates et concombres libanais avaient été présentés lors d’une réunion.
Il a également mentionné des étapes en Pologne, en République tchèque, en Serbie et en Hongrie, où le ministère de l’Agriculture était présent, soutenu par Bassel, dans les efforts de commercialisation du produit libanais, ainsi que dans les démarches visant à le vendre au Brésil et aux États-Unis.
Il s’est arrêté sur l’année 2019, lorsque l’organisation des « journées nationales » au Brésil était en cours, faisant remarquer que Bassel avait contribué, par son portefeuille diplomatique, à l’exportation de produits libanais vers Rio de Janeiro et São Paulo, permettant ainsi la tenue de la journée libanaise au Brésil.
Il a affirmé que ces étapes faisaient partie d’un parcours de soutien à la commercialisation des produits agricoles et alimentaires libanais, ouvrant la voie à leur présence à l’étranger.
Dernières actualités

GTA VI : 80 heures de scénario, 600 000 animations PNJ

Nvidia entraîne la hausse des marchés boursiers mondiaux

Juventus et AC Milan en Europa League 2026/2027 : tirage au sort à Monaco


