Liban
Le conseil de l'ordre des hôpitaux au Liban dénonce les mesures prises par la direction générale du fonds national de sécurité sociale contre de nombreux établissements hospitaliers, allant de l'avertissement à la résiliation des contrats et à la suspension des avances, invoquant un non-respect des tarifs du fonds.

Le conseil de l'ordre des hôpitaux a annoncé que l'ordre des hôpitaux au Liban a été surpris par les publications médiatiques datées du 7 et 10 août 2026 concernant les mesures prises par la direction générale du fonds national de sécurité sociale à l'encontre d'un grand nombre d'hôpitaux, allant de l'avertissement à la résiliation des contrats et à la suspension des avances, sous prétexte de non-respect des tarifs du fonds et de prélèvements supplémentaires auprès des assurés, sur la base de données issues d'une enquête menée par la commission de surveillance.
Face à ces mesures injustifiées qui ont touché des hôpitaux n'ayant jamais retardé la fourniture des meilleurs services de santé à tous les Libanais, qu'en période de crise ou en temps de paix, sans aucune discrimination, selon la reconnaissance et l'estime des plus hautes autorités sanitaires au Liban et à l'étranger, l'ordre des hôpitaux a précisé ce qui suit :
"- Premièrement : les réunions précédentes avec la direction de la sécurité sociale portaient et portent toujours sur les tarifs appliqués au sein du fonds, qui ne reflètent jamais le coût réel des prestations hospitalières, voire représentent moins de 40 % de celui-ci. En outre, plusieurs actes médicaux ne sont pas couverts par le fonds.
Il avait déjà été convenu depuis plusieurs années, en coordination depuis un an avec Monsieur le ministre du Travail, de lancer un appel d'offres auprès d'une entreprise mondiale afin de confier à celle-ci la réalisation d'une étude scientifique et réaliste, dont les résultats serviraient à établir des tarifs reflétant fidèlement ces coûts réels, mais cette démarche n'a pas abouti, se bornant à attribuer cette mission à une commission locale commune qui n'a pas encore accompli sa tâche à ce jour.
- Deuxièmement : personne aujourd'hui ne peut ignorer la pression croissante exercée par l'augmentation des prix, la hausse des factures de carburants et d'énergie et leurs répercussions sur toutes les prestations et activités à l'intérieur des hôpitaux, ainsi que les factures des fournitures médicales, des médicaments et les coûts de maintenance, en l'absence de ressources financières suffisantes provenant de crédits et d'assouplissements bancaires pour combler les besoins et poursuivre l'accomplissement des obligations médicales et thérapeutiques, en raison soit du faible montant des avances qui ne résolvent pas le problème, soit du retard dans le traitement des factures présentées.
Alors que l'accent est mis sur les résultats du travail collaboratif entre les membres de la commission commune lors des réunions périodiques et de coordination visant à adopter des augmentations réalistes et justes des tarifs, proportionnelles aux coûts réels et garantissant les droits des assurés, tout en tenant compte des ambiances positives des rencontres antérieures marquées par un accord mutuel entre le président et les membres du conseil de l'ordre d'une part, et la direction du fonds national de sécurité sociale d'autre part, l'ordre des hôpitaux se demande aujourd'hui quelle est la pertinence de cette mesure prise par la sécurité sociale non seulement à l'encontre des hôpitaux, mais aussi quant à l'avenir et le sort des patients assurés qui continuent de considérer le fonds comme leur filet de sécurité ?
En comprenant pleinement les conditions difficiles traversées par le fonds de sécurité sociale, l'ordre des hôpitaux affirme qu'elle n'a jamais reculé, ni ne reculera jamais, de sa volonté totale de coopération et de prise en charge des responsabilités.
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