Liban
Les négociations de Rome entre le Liban et Israël se concentrent sur la mise en place d'une mécanisme de vérification pour le retrait des forces israéliennes et l'entrée du contingent libanais dans les zones sud. Hezbollah menace toute force internationale envoyée au Liban pour superviser ce retrait, affirmant que toute armée étrangère serait une armée d'occupation.

Parmi les dossiers examinés lors des pourparlers de Rome entre le Liban et Israël, figure une question qui retarde l'avancement et l'élargissement des zones modèles vers le sud : le mécanisme de vérification de la décontamination des zones remises à l'armée libanaise et du retrait de l'armée israélienne.
Plusieurs formules sont actuellement sur la table : confier cette mission aux forces de la FINUL, créer une force européenne ou italienne spécifiquement chargée de la supervision, ou encore d'autres options étudiées en profondeur entre Beyrouth, Washington et Tel Aviv. Mais selon des sources politiques souveraines interrogées par "Al-Sentrale", il est certain que la création de cette force militaire est inévitable, un point sur lequel insistent particulièrement les parties israélienne et américaine, craignant une répétition du scénario après l'adoption de la résolution 1701 et après l'accord du 27 octobre, où il était supposé que Hezbollah ne pourrait pas se réarmer ni creuser des tunnels au sud, ce qui s'est malgré tout produit.
Le parti sait que le monde a appris et ne tolérera plus désormais l'interdiction de reconstruire son organisation. C'est à partir de cette prise de conscience qu'il a lancé, dans une évolution inquiétante, une menace contre toute force internationale pouvant être envoyée au Liban pour surveiller le retrait militaire du sud. Lundi, l'ancien membre de la coalition de la résistance, le député Hussein al-Hajj Hassan, s'est adressé à l'autorité libanaise en déclarant : « Ni vous ni les armées que vous menacez ne pouvez désarmer la résistance. Nous ne vous remettrons pas les armes. Toute armée qui vient dans notre pays a pour mission de désarmer la résistance : c'est une armée d'occupation ». Ce ton menaçant avait déjà été adopté par plusieurs responsables du parti au cours des semaines précédentes.
Le parti recourt à cette menace afin de dissuader toute nation de songer à envoyer ses troupes au sud. Et ce qui est encore plus préoccupant, selon les sources, c'est que le parti a déjà des précédents dans l'attaque de forces étrangères et onusiennes au Liban. Peut-on demander à l'Iran de lui faire répéter cette action afin de protéger son arsenal, considéré comme fondamental pour l'influence iranienne au Liban ? Ou les transformations majeures dans la région rendent-elles désormais impossible toute audace de ce type pour le parti ?
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