Liban
Le Parti des Kataeb félicite l'adoption par le Parlement libanais de la nouvelle loi sur les médias, mais appelle à corriger les dispositions permettant l'emprisonnement des journalistes. Il insiste sur la nécessité d'un cadre juridique moderne qui protège la liberté de la presse et garantit l'indépendance professionnelle.

Le dispositif de communication du Parti des Kataeb a salué l'adoption par le Parlement libanais de la nouvelle loi sur les médias, considérant cette mesure comme une étape longtemps attendue pour moderniser la réglementation du secteur et s'adapter aux évolutions survenues dans les médias, notamment les médias numériques, tout en appelant à la modification des deux articles autorisant l'emprisonnement des journalistes.
Le dispositif de communication des Kataeb estime que cet accomplissement reste incomplet, en raison du non-respect de plusieurs amendements susceptibles de renforcer les droits des journalistes et des professionnels du secteur, de consolider les garanties de liberté d'action médiatique, et de combler les failles afin d'éviter le chaos, les dérives et d'assurer une régulation claire de la profession.
Il affirme que la modernisation de la législation médiatique doit concilier protection de la liberté de la presse et régulation du secteur, en préservant le droit du journaliste à exercer son métier avec indépendance et responsabilité, tout en fixant des règles claires pour éviter le désordre.
Il demande au gouvernement de préparer rapidement un projet de loi modificative et de le soumettre au Parlement afin de combler les lacunes de la loi adoptée, d'introduire les ajustements nécessaires pour protéger les journalistes, consolider la liberté médiatique et organiser le secteur conformément aux exigences de l'État moderne.
Le dispositif de communication du Parti des Kataeb insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'empêcher l'entrée en vigueur de la loi, mais de la compléter et de corriger ses défauts, afin de la transformer en une législation moderne qui protège les libertés, encadre la profession et renforce le rôle des médias dans la vie démocratique.
Le Liban, qui a franchi une étape solide en consolidant sa position au sein du système des nations défendant les droits humains en abolissant la peine de mort, ne peut pas entreprendre des mesures qui risqueraient de faire reculer sa position dans le registre des droits humains et des libertés médiatiques ; c'est pourquoi les corrections sont indispensables et doivent être effectuées sans délai.



