Liban
Une réunion s'est tenue au ministère des Finances pour examiner les taxes environnementales, leurs impacts économiques et sociaux, ainsi que les alternatives possibles. Les participants ont convenu de revoir certaines taxes sur des produits importés, en supprimant celles sur les denrées alimentaires, les matières premières et les carburants.

Une réunion a été organisée au ministère des Finances afin d’examiner la question des taxes environnementales et de leurs répercussions économiques et sociales, ainsi que les alternatives envisageables, dans le cadre de la nécessité de mobiliser des ressources pour faire face à la crise des déchets, sans imposer de charges supplémentaires aux consommateurs et aux secteurs productifs.
Les échanges ont abouti à un consensus sur la réécriture de certaines taxes proposées sur plusieurs biens mentionnés dans le décret, après avoir supprimé les taxes appliquées aux denrées alimentaires, aux matières premières utilisées dans la production locale, ainsi qu’aux carburants, tout en tenant compte de la protection du consommateur et de la production locale, et en limitant toute répercussion inflationniste.
La réunion a rassemblé les ministres des Finances et de l’Économie et du Commerce, Yassine Jabber et Ammar al-Bassat, le député Fared al-Boustani, président de la commission parlementaire de l’économie, le ministre précédent Mohamed Chqir, président des institutions économiques, Charles Arabid, président du Conseil économique, social et environnemental, Bashar al-Assam, président de l’Union générale des travailleurs, Suleiman al-Zahni, président de l’Association des industriels, Nacoulah Chamas, président de l’Association des commerçants de Beyrouth, et M. Salah Assoulan. Le spécialiste du ministère des Finances chargé de l’étude des effets économiques et sociaux, Mohamed Al-Haj Ali, y a également participé.
Après la réunion, le ministre des Finances Yassine Jabber a affirmé que «la réunion tenue avec les institutions économiques, en présence du ministre de l’Économie, de l’Union générale des travailleurs et du président du Conseil économique, social et environnemental, ancien ministre Mohamed Chqir, ainsi que des membres et représentants des institutions économiques, était très importante», ajoutant que «des discussions sont menées depuis un certain temps sur les décisions relatives à la situation économique, dans le but de les rendre soumises à un dialogue et à un accord entre le gouvernement et les institutions économiques».
Il a déclaré : «Nous avons atteint un bon consensus lors de cette réunion. Il est urgent aujourd’hui de résoudre la question des déchets. Le signal d’alarme a été donné, il est temps de trouver une solution».
Il a précisé que «les lois traitant de ce sujet ont été adoptées, notamment une loi relative aux décharges, et une autre liée à l’application par les municipalités, qui leur permet de percevoir des impôts pour gérer la collecte et le nettoyage des déchets».
Il a ajouté : «Nous sommes contraints d’adopter un décret qui introduit certains fonds dans l’organisme et dans le trésor public, afin de régler la question des décharges, conformément à la loi en vigueur. Nous avons convenu d’un taux acceptable, qui n’affecte pas fortement le consommateur, en évitant de cibler les biens liés à la consommation quotidienne, notamment les denrées alimentaires et autres produits similaires».
Le ministre Jabber a indiqué qu’une réunion aurait lieu demain avec le chef du gouvernement pour sceller cet accord, soulignant : «Nous sommes engagés à préserver l’intérêt général et celui du consommateur, afin d’éviter toute inflation dans le pays. Toutefois, nous devons aussi chercher une solution durable à la question des déchets».



