Liban
Un groupe de l'UE visite le projet de développement du poste frontière de Masnaa
Un délégué européen a inspecté le poste frontière de Masnaa pour évaluer la gestion des frontières et les projets d'amélioration des infrastructures.
Dans le cadre d’une collaboration entre le ministère des Finances, le ministère des Travaux publics et des Transports, ainsi que les forces de sécurité compétentes, un groupe de l’Union européenne, accompagné de représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de la Hollande, a effectué une visite au poste frontière de Masnaa, à la frontière avec la Syrie. Cette mission, dirigée par l’ambassadrice de l’Union européenne au Liban Sandra De Wal, avait pour objectif d’examiner la gestion des frontières, les défis opérationnels actuels, ainsi que les projets proposés pour moderniser les infrastructures et renforcer les capacités des administrations libanaises en charge du poste.
Le groupe a également observé les procédures en place pour la gestion des flux de passagers, de marchandises et de véhicules, en mettant en lumière les principales difficultés logistiques et opérationnelles rencontrées par les autorités locales.
Au cours de cette visite, plusieurs réunions ont eu lieu avec des représentants de la direction générale des Douanes libanaises, du ministère des Finances, du ministère des Travaux publics et des Transports, de la Direction générale de la Sûreté générale, ainsi que de la Commission nationale de gestion des frontières. Du côté libanais, ont participé notamment Louay Al-Haj Chahadeh, membre du Conseil supérieur des Douanes, Garcia Al-Qazzi, directeur général des Douanes, ainsi que des délégués des ministères concernés et des experts techniques.
Lors des échanges, le représentant du Conseil supérieur des Douanes et la directrice générale des Douanes ont souligné l’importance de moderniser les installations douanières, considérées comme un pilier essentiel pour la protection des recettes publiques et le renforcement des finances de l’État. Ils ont insisté sur le fait que la mise à jour des procédures douanières et le développement des postes frontières sont des éléments clés pour lutter contre la contrebande, faciliter le commerce légal et améliorer les services offerts aux citoyens et investisseurs, avec un impact positif sur l’économie nationale.
Les participants ont discuté des moyens d’accélérer les procédures opérationnelles au poste, notamment concernant la circulation des véhicules et des camions, ainsi que de l’intégration des systèmes et plateformes électroniques utilisés par les différentes autorités, dans le but de réduire les temps d’attente et d’optimiser la fluidité du passage. Plusieurs options d’exécution rapide, soutenues par l’Union européenne, ont été présentées afin de permettre des résultats concrets à court terme.
Claudine Karki, conseillère au ministère des Finances, a exposé la vision de son ministère pour la création d’un centre frontalier et douanier intégré, regroupant toutes les fonctions opérationnelles liées au transit des passagers, des camions, des marchandises, ainsi qu’aux opérations de contrôle et d’inspection sur un site unique. Ce projet s’inscrit dans les meilleures pratiques internationales de gestion des postes frontières et vise à renforcer la coordination entre les différentes autorités concernées.
Les participants se sont ensuite rendus sur le site proposé pour le nouveau complexe administratif frontalier, destiné à regrouper les administrations libanaises actives au poste, notamment la Sûreté générale, les Douanes et autres services spécialisés. Ce centre vise à améliorer la coordination, simplifier les procédures, accélérer le passage et accroître l’efficacité de la gestion des frontières.
Une présentation des options foncières, techniques et des modalités possibles de mise en œuvre a été faite, ainsi que des défis liés aux démarches administratives nécessaires à la finalisation du projet. L’importance d’une approche pragmatique permettant de lancer les travaux dans un calendrier réaliste a été soulignée, tout en maintenant une vision stratégique à long terme.
La visite s’est conclue par une réunion au ministère des Travaux publics et des Transports à Fayadieh avec le ministre Faiz Rassamni. Ce dernier a présenté la vision du ministère pour le développement du poste de Masnaa, les priorités de la prochaine phase, ainsi que les besoins financiers et techniques du projet. Les possibilités de soutien de l’Union européenne, notamment en matière d’infrastructures, d’équipements, de formation et de renforcement des capacités, ont également été abordées.
Les participants ont insisté sur le fait que le développement du poste de Masnaa constitue une priorité nationale en raison de son rôle stratégique en tant que l’un des principaux points de passage terrestre du Liban. Ils ont souligné l’importance de poursuivre la coopération entre l’Union européenne et les institutions libanaises, en particulier le ministère des Finances via la direction des Douanes, afin d’améliorer la gestion des frontières, protéger les recettes publiques, faciliter le commerce et la mobilité, et soutenir l’économie libanaise.
Le groupe européen avait débuté sa visite par une rencontre avec le commandant du 3e régiment de l’armée libanaise à Yanta, où il a été informé par ce dernier et des officiers supérieurs des conditions sécuritaires et des mesures de terrain mises en place pour assurer la sécurité publique.
Dernières actualités

Évacuation de l’équipage d’un pétrolier après un incendie au large d’Oman

Israël promet une riposte à toute attaque depuis la banlieue sud de Beyrouth

Ministère de la Culture : la protection du site archéologique de Tyr est une responsabilité collective imposée par le droit international


