Liban
Les ministères de l'Environnement et de l'Agriculture ont publié un communiqué conjoint pour clarifier les informations circulant sur les produits chimiques périmés appartenant à l'Électricité du Liban, notamment le phosphate trisodique, soulignant qu'ils ne sont ni explosifs ni radioactifs mais doivent être traités selon les normes scientifiques et légales.

Un communiqué conjoint a été publié par les ministères de l'Environnement et de l'Agriculture, qui stipule :
"En vue de clarifier les informations circulant concernant les produits chimiques périmés appartenant à l'entreprise Électricité du Liban, en particulier le phosphate trisodique (Trisodium Phosphate), les ministères de l'Environnement et de l'Agriculture confirment que les produits soumis au traitement proposé, conformément à leurs données de sécurité, sont des substances chimiques non explosives et non radioactives, et ne justifient donc pas de provoquer la panique. Toutefois, leur manipulation, transport et traitement doivent se faire conformément aux procédés scientifiques et légaux, sous la supervision des autorités compétentes, afin d'assurer la protection de l'environnement dans toutes ses composantes ainsi que la sécurité de la production agricole."
Le communiqué ajoute : "Dans le cadre de leurs compétences légales respectives, le ministère de l'Environnement fixe les conditions et critères environnementaux à respecter pour le traitement ou l'élimination écologiquement responsable des produits périmés, tandis que le ministère de l'Agriculture évalue la faisabilité de toute substance proposée pour une utilisation dans les terres agricoles, conformément aux normes techniques et analytiques reconnues par son institution."
Il poursuit : "Après avoir étudié la proposition du ministère de l'Agriculture, basée sur la dissolution du phosphate trisodique dans une quantité d'eau à une température donnée, suivie de l'ajout d'une quantité déterminée de chaux (Lime) ou d'hydroxyde de calcium, bien que cette substance contienne une teneur élevée en sodium, d'environ 40 %, il est essentiel que la teneur en sodium dans tout engrais utilisé ne dépasse pas 3 %, surtout étant donné que la majorité des sols agricoles libanais sont naturellement calcaires et alcalins. De plus, le processus mis en place par le ministère de l'Agriculture pour l'enregistrement et l'autorisation d'utilisation des engrais ne correspond pas à la méthode proposée pour une utilisation comme engrais agricole. En effet, l'enregistrement et l'utilisation de tout engrais sont soumis à des critères techniques, analytiques et administratifs précis, garantissant sa sécurité et son adéquation aux sols et aux cultures. Par conséquent, le ministère de l'Agriculture ne peut pas autoriser l'utilisation de cette substance comme engrais ni sa distribution sur les terres agricoles, dans le but de préserver la santé du sol, de l'eau et de la production agricole."
Il ajoute : "Sur la base de ce qui précède, le ministère de l'Environnement demande à l'entreprise publique Électricité du Liban, en tant que propriétaire et responsable légalement et techniquement de la gestion de ces produits, de récupérer immédiatement les quantités restantes et de les stocker de manière écologiquement sûre, ainsi que de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher tout fuite ou usage supplémentaire, jusqu'à ce que l'entreprise chargée présente une méthode scientifique alternative et sûre pour leur traitement, soumise à l'évaluation et à l'approbation préalable des autorités compétentes."
Il poursuit : "En cas d'impossibilité d'adopter une méthode écologiquement sûre pour traiter ces produits au Liban, il faudra envisager leur transfert vers un pays disposant des installations et des technologies qualifiées pour leur traitement et leur élimination de manière écologiquement responsable, conformément aux dispositions de la Convention de Bâle et aux lois en vigueur."
Le communiqué conclut : "Les ministères de l'Environnement et de l'Agriculture réaffirment leur coordination et suivi conjoints sur ce dossier avec transparence et responsabilité, ainsi que l'adoption des mesures nécessaires pour protéger et assurer la sécurité de l'environnement, du sol, de l'eau et de la production agricole. Ils appellent également à s'informer auprès de sources scientifiques et officielles, et à éviter de susciter des inquiétudes par des comparaisons ou des descriptions inexactes."


