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Il reçoit son cœur puis épouse sa veuve : un Américain met fin à ses jours de la même manière que le donneur

Un homme ayant reçu une greffe de cœur s'est suicidé par arme à feu, reproduisant le destin tragique du donneur dont il avait épousé la veuve.

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Il reçoit son cœur puis épouse sa veuve : un Américain met fin à ses jours de la même manière que le donneur
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La vie d'un Américain a pris fin après 13 ans de survie grâce à une greffe de cœur, lorsqu'il s'est donné la mort, laissant derrière lui une histoire où les destins des deux hommes étaient liés par le même organe.

L'histoire remonte à Sonny Graham, décédé à l'âge de 69 ans en Géorgie (États-Unis), après s'être tiré dessus avec un fusil de chasse. Graham avait reçu le cœur de Terry Cottle en 1995, puis avait épousé sa veuve, Cheryl Sweet, après leur première rencontre suivant l'opération de transplantation cardiaque.

Les événements ont commencé en 1988, lorsque Terry Cottle, alors âgé de 33 ans, vivait en Caroline du Sud avec son épouse et leurs deux filles, avant de divorcer et d'épouser Cheryl Sweet en mai 1989, selon les informations rapportées par CBS News.

Cottle travaillait dans l'immobilier et était également qualifié comme technicien en services médicaux d'urgence, mais son mariage était marqué par de graves conflits.

Le 15 mars 1995, une dispute éclata entre Cottle et son épouse, au cours de laquelle elle retira son alliance, avant qu'un coup de feu ne soit entendu dans la salle de bain. Il fut retrouvé blessé par une balle à la tête, derrière l'oreille droite.

Après quatre jours passés en soins intensifs, son épouse accepta de débrancher les machines de réanimation et de faire don de ses organes, rendant ainsi son cœur disponible pour un patient nécessitant une greffe.

À environ 60 miles de là, Sonny Graham, responsable dans une société de télécommunications et ancien combattant de l'armée de l'air américaine, souffrait de dommages au muscle cardiaque dus à une infection virale contractée en 1994.

Après avoir trouvé un cœur compatible avec son état, Graham subit une greffe réussie et put reprendre sa vie normale suite à l'amélioration de son état de santé.

En novembre 1996, Graham demanda à contacter la famille du donneur pour la remercier de sa décision de don d'organes. En janvier 1997, il rencontra Cheryl, la veuve de Cottle, et une relation sentimentale naquit entre eux, aboutissant au divorce de Graham d'avec son épouse, avec qui il avait vécu 38 ans, et à son éloignement de sa famille.

Avant son mariage avec Graham, Cheryl avait connu plusieurs expériences conjugales. Elle épousa George Watkins en 1997, dont elle eut un enfant, puis fréquenta John Johnson, agent pénitentiaire, dans un contexte de rapports faisant état de conflits familiaux et de menaces impliquant des armes.

En décembre 2004, Graham et Cheryl se marièrent officiellement, et leur relation fut médiatisée comme une histoire d'amour née après une greffe de cœur.

Mais la vie commune n'était pas exempte de pressions ; Graham faisait face à des difficultés financières et psychologiques, dépensant ses économies de retraite, tandis que ses dettes s'accumulaient, atteignant environ trois fois ses actifs, sous le poids des charges financières liées à sa nouvelle vie.

Un jour d'avril, Graham fut retrouvé après s'être tiré dessus dans le garage de la maison, mettant fin à sa vie 13 ans après avoir reçu le cœur de Cottle.

Après son décès, le Bureau d'enquête de l'État de Géorgie ouvrit une enquête, incluant l'interrogation de plusieurs anciens maris de Cheryl. Bien que le médecin légiste ait classé le décès comme un suicide, la similitude du destin des deux hommes, liés par le même cœur et la même femme, maintint l'attention et les interrogations autour de cette affaire.

Cette histoire a relancé les questions concernant ce qu'on appelle l'hypothèse de la « mémoire cellulaire », qui suppose que certaines expériences ou traits personnels pourraient être liés aux organes transplantés. Cependant, la similitude des circonstances dans ce cas ne prouve pas le transfert des souvenirs ou des traits du donneur au receveur du cœur, et aucune preuve scientifique solide ne confirme que la transplantation cardiaque transmet la mémoire ou la personnalité du défunt au patient.

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