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Le ministre égyptien des Ressources en eau et de l’irrigation, Hani Sewilam, a présenté les résultats d’une étude scientifique de quatre ans sur les impacts du changement climatique le long de 1 200 km du littoral nord jusqu’en 2100.

Le ministre égyptien des Ressources en eau et de l’irrigation, Hani Sewilam, a indiqué que l’Égypte aborde les défis posés par le changement climatique selon une vision scientifique globale.
Lors d’une intervention dans l’émission « Min Maspero », diffusée sur la première chaîne de la télévision égyptienne, il a précisé que la présentation isolée de risques tels que la submersion potentielle de la région du Delta ou d’Alexandrie, sans mentionner les projets de protection déjà mis en œuvre, ne rend pas compte de la réalité dans sa totalité.
Il a révélé qu’un projet scientifique national, mené sur une période dépassant quatre ans, a modélisé les effets du changement climatique sur 1 200 kilomètres de littoral nord jusqu’à l’horizon 2100, en se fondant sur le scénario le plus sévère possible en matière d’élévation du niveau de la mer.
Cette étude a conclu que, en l’absence de mesures de protection, l’élévation du niveau marin exercerait des pressions différenciées selon les zones. Les gouvernorats les plus vulnérables sont identifiés dans cet ordre : Al-Buhayra et Kafr El-Sheikh, suivis de Damiette, Ad-Daqahliya, puis Port-Saïd. Alexandrie apparaît ensuite dans la hiérarchie des zones à risque.
Le ministre a souligné que l’État a lancé, depuis plusieurs années, des projets de protection côtière fondés sur des recherches spécialisées et des données scientifiques rigoureuses.
Ces interventions ont permis de préserver plus de 45 000 feddans de terres agricoles, de sécuriser plus de 22 000 emplois liés à ces zones, et de protéger 18 kilomètres carrés d’espaces urbains et d’infrastructures.
Les travaux de consolidation ont également préservé des investissements estimés à environ 2,7 milliards de livres égyptiennes dans la gouvernorat d’Alexandrie, et à près de 520 milliards de livres égyptiennes dans celle de Kafr El-Sheikh.
Hani Sewilam a confirmé que l’État poursuit le déploiement de nouvelles mesures pour atténuer les effets de la montée du niveau de la mer, tant à la surface que dans les nappes phréatiques, afin d’empêcher toute intrusion saline dans les réserves souterraines d’eau douce.
Concernant la situation hydrique actuelle, il a expliqué que le changement climatique modifie les schémas de précipitations, mais qu’il est encore trop tôt pour affirmer si la saison hydrologique en cours connaîtra une sécheresse ou une crue exceptionnelle. Ce diagnostic ne pourra être établi qu’à partir des données réelles recueillies durant la période de crue.
Les indicateurs disponibles montrent que les pluies tombées sur le Nil Blanc ont dépassé la moyenne historique, tandis que le plateau éthiopien enregistre, pour l’instant, des précipitations légèrement inférieures à la normale.
La configuration finale de la saison hydrologique ne sera pleinement éclaircie qu’à la fin du mois d’août, puis au cours des mois de septembre et octobre.
Le ministre a rappelé que le Haut barrage d’Assouan a été conçu précisément pour gérer les fluctuations du débit du Nil : il stocke les eaux excédentaires lors des crues fortes et les restitue durant les périodes de faible apport.
Il a conclu que la situation hydrique actuelle est rassurante, que le Haut barrage se trouve dans son meilleur état hydraulique, et qu’il dispose d’une capacité avérée à répondre à tous les scénarios hydrologiques possibles, garantissant ainsi la couverture des besoins nationaux en eau. L’Égypte, a-t-il insisté, est pleinement préparée à faire face à toute évolution susceptible de se produire durant la saison hydrologique en cours.
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