Daily Beirut

Économie

Brésil et Inde ajustent leurs mesures face à la hausse des prix du carburant

Face aux perturbations du marché pétrolier, le Brésil prolonge son soutien au diesel et l'Inde réduit ses taxes à l'exportation sur les carburants.

··3 min de lecture
Brésil et Inde ajustent leurs mesures face à la hausse des prix du carburant
Partager

Les répercussions des troubles sur le marché mondial du pétrole, causés par la fermeture du détroit d'Ormuz, continuent de peser sur les économies des grandes nations consommatrices de carburant.

Cette situation pousse les gouvernements à adapter leurs politiques afin de gérer les fluctuations des prix et de limiter les pressions inflationnistes.

Au Brésil, les mesures d'urgence destinées à soutenir le diesel ont été prolongées jusqu'à la fin juillet. Par ailleurs, l'Inde a réduit les droits de douane sur les exportations de carburant, tandis que l'Autriche a allégé ses dispositifs de contrôle des prix de l'essence, initialement mis en place pour freiner l'inflation et stabiliser les marchés.

Le Brésil a décidé de prolonger de deux mois ses mesures exceptionnelles visant à contenir la hausse des prix du carburant liée aux fluctuations du marché pétrolier international. Ces mesures resteront en vigueur jusqu'au 31 juillet.

Un communiqué officiel précise que cette décision s'inscrit dans la continuité des actions gouvernementales adoptées en réponse aux perturbations observées sur le marché pétrolier mondial, en lien avec les événements au Moyen-Orient.

Ces mesures comprennent notamment une aide de 1,12 real brésilien, soit environ 20 cents américains, par litre de diesel accordée aux raffineries et importateurs locaux, financée intégralement par des fonds fédéraux.

Le ministère des Finances a également mis en place un mécanisme de compensation destiné aux producteurs et importateurs de diesel, remplaçant l'exonération temporaire de taxes fédérales qui prenait fin le 31 mai.

En Inde, le gouvernement a annoncé une réduction des droits de douane sur les exportations d'essence, de diesel et de carburant pour avions pour une durée de deux semaines à compter du 1er juin.

Selon un communiqué officiel, la taxe sur les exportations d'essence est fixée à 1,5 roupie (0,0158 dollar) par litre, celle sur le diesel à 13,5 roupies par litre, et celle sur le carburant d'aviation à 9,5 roupies par litre.

Ces taux font l'objet d'une révision toutes les deux semaines, basée sur la moyenne des prix internationaux du pétrole brut, de l'essence, du diesel et du carburant d'aviation depuis la dernière évaluation.

De son côté, le gouvernement autrichien, issu d'une coalition, a annoncé samedi qu'il allait réduire les « freins aux prix de l'essence » récemment instaurés. Ce dispositif anti-inflation vise à protéger les consommateurs contre la hausse des prix du pétrole liée au conflit avec l'Iran.

Ce mécanisme combine une réduction des marges bénéficiaires des détaillants et un ajustement de la taxe sur la valeur ajoutée, qui restitue aux consommateurs l'augmentation de cette taxe due à la hausse des prix du carburant, sous forme d'une baisse de la taxe sur l'essence. Le gouvernement fixe chaque mois les niveaux de ces deux éléments.

Actuellement, la réduction des marges s'élève à 2,5 cents d'euro (2,9 cents) par litre, tandis que la baisse fiscale est de 2 cents par litre.

Le ministère de l'Économie a indiqué dans un communiqué que la réduction des marges serait supprimée à partir du 1er juin, et que la baisse de la taxe serait ramenée à 1,7 cent par litre.

Ajoutez Daily Beirut à votre fil Google News pour recevoir l'info en priorité.
Partager