Économie
Le BCE pourrait relever à nouveau ses taux pour maîtriser l’inflation
Le membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, Martins Kazaks, a indiqué vendredi que des hausses supplémentaires des taux d’intérêt, pouvant freiner l’activité économique, restent envisageables pour ramener l’inflation à 2 %.

Martins Kazaks, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a laissé entendre vendredi que l’institution pourrait procéder à un nouveau relèvement des taux d’intérêt, même si celui-ci risque d’entraîner un ralentissement de l’activité économique. Cette perspective s’inscrit dans le cadre de ses efforts pour réduire durablement les pressions inflationnistes.
Lors d’une intervention à Dublin, où se tient une réunion conjointe des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales européennes, Kazaks — qui occupe également la fonction de gouverneur de la Banque centrale de Lettonie — a souligné que la « chocs énergétiques » liés au conflit en Iran se sont révélés plus persistants que prévu. Selon lui, la BCE doit déployer tous les moyens nécessaires pour empêcher la hausse des prix du pétrole et du gaz de se propager à d’autres secteurs de l’économie.
Il a qualifié les mesures de politique monétaire restrictives de « résultat le plus probable », à condition que l’évolution économique suive le scénario central retenu par l’institution. Il a ajouté que « plus l’économie est robuste, plus il est aisé d’augmenter les taux », citant notamment la croissance « surprenante » enregistrée par l’Allemagne au deuxième trimestre.
Depuis juin dernier, la BCE a déjà relevé deux fois ses taux directeurs. Elle examine actuellement les prochaines étapes à entreprendre afin de ramener l’inflation à son objectif de 2 %. Un nouveau relèvement de 25 points de base porterait le taux sur les dépôts à 2,75 %, un niveau généralement considéré comme suffisamment contraignant pour freiner l’activité. Kazaks a précisé qu’« il n’y a rien de magique à 2,5 % » et qu’« en cas de nécessité, nous augmenterons bien sûr les taux au-delà de ce seuil ».





