Économie
Les cours du pétrole ont encore augmenté mercredi, le Brent atteignant 99,49 dollars le baril après de nouvelles attaques balistiques iraniennes contre la Jordanie et des frappes américaines contre cinq pétroliers iraniens.

Les prix du pétrole poursuivent leur hausse pour la quatrième journée d’affilée. En début de séance ce mercredi, ils ont gagné plus d’un dollar, dans un contexte marqué par de nouvelles attaques balistiques iraniennes visant la Jordanie.
Le contrat à terme sur le brut Brent a progressé de 1,57 dollar, soit 1,6 %, pour s’établir à 99,49 dollars le baril. Le brut West Texas Intermediate (WTI) américain a lui grimpé de 1,60 dollar, ou 1,72 %, à 94,63 dollars le baril, selon Reuters.
Depuis début août, le Brent a bondi d’environ 25 %. Ce renforcement s’explique par l’effritement des espoirs d’un règlement durable au conflit opposant depuis six mois les États-Unis à l’Iran, tandis que les combats se sont récemment intensifiés.
L’agence de presse jordanienne, citant les forces armées, a indiqué que les systèmes de défense aérienne jordaniens avaient intercepté vingt missiles balistiques iraniens. Dix-huit d’entre eux ont été détruits avec succès ; les deux autres se sont abattus dans des zones désertes, sans faire de victimes humaines.
Parallèlement, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a mis en garde Téhéran : les États-Unis continueront de frapper les pétroliers iraniens en riposte à toute tentative d’attaque contre leurs navires de guerre.
Les réserves stratégiques de pétrole brut aux États-Unis ont reculé de 1,2 million de barils la semaine dernière, pour atteindre 285,4 millions de barils, selon les données publiées par le ministère de l’Énergie. Il s’agit du niveau le plus bas enregistré depuis novembre 1982.
Lors d’une visite en Colombie, Marco Rubio a déclaré aux journalistes : « L’Iran persiste dans ses tentatives de frapper les navires de la marine américaine. À chaque fois qu’il agit ainsi — ou même lorsqu’il tente de le faire — il perdra des pétroliers. »
Le commandement central américain a annoncé mardi que ses forces avaient détruit cinq pétroliers iraniens le 8 septembre, suite à des tentatives d’attaque contre une unité navale américaine à l’aide de missiles balistiques les deux jours précédents.