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Le cadre de l'accord entre Israël et le Liban, supervisé par Marco Rubio, accentue la compétition politique entre Rubio et JD Vance pour la présidentielle américaine de 2028.

Une publication israélienne souligne que le cadre de l’accord politique conclu entre Israël et le Liban, sous la supervision du secrétaire d’État américain Marco Rubio, a eu un impact majeur sur la scène politique intérieure des États-Unis.
Le journal "Maariv" considère cet accord libanais comme un "succès stratégique important pour Israël", le qualifiant de bien plus solide que le mémorandum de "compromis" négocié avec l’Iran, piloté par le vice-président JD Vance.
Dans le contexte de l’administration du président Donald Trump et en vue de la campagne électorale de 2028, le Parti républicain devra trancher entre ses deux principaux candidats à la succession présidentielle : le vice-président Vance et le secrétaire d’État Rubio. Les deux hommes incarnent des visions internationales opposées, matérialisées par deux accords internationaux distincts et fondamentalement contradictoires.
D’un côté, Vance a cherché à établir un mémorandum d’entente vague et consensuel avec l’Iran, incluant d’importantes concessions au Liban, que le journal qualifie presque de capitulation.
De l’autre, Rubio a remporté une victoire diplomatique nette en proposant un "accord-cadre en 14 points", décrit comme un document "décisif et précis, sans place pour le compromis ni la concession, protégeant la sécurité d’Israël et excluant théoriquement toute influence iranienne ou du Hezbollah au Liban".
Une analyse détaillée des formulations des deux accords révèle l’ampleur du fossé entre Vance et Rubio. Lors de la récente visite de Rubio dans les pays du Golfe, le communiqué final appelait explicitement à contrer les missiles balistiques iraniens et leurs alliés, tout en rejetant fermement la revendication iranienne de souveraineté sur le détroit d’Hormuz et l’imposition de taxes sur ce passage.
Le journal interprète ce positionnement comme un message clair et ferme de Rubio adressé aux architectes de l’accord avec l’Iran, notamment Steve Witkoff, le conseiller présidentiel et gendre Jared Kushner, ainsi qu’à Vance lui-même, signifiant que "ce n’est pas la meilleure manière de conclure un accord".
Alors que l’accord de Vance laisse l’Iran contrôler effectivement le Liban, celui de Rubio impose des clauses destinées à contraindre les Iraniens et le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem.
L’accord signé vendredi dernier affirme explicitement le droit d’Israël et du Liban à vivre en paix et en sécurité en tant qu’États souverains voisins, consacrant leur droit à la légitime défense selon l’article 51 de la Charte des Nations unies. Il précise toutefois qu’aucun des deux ne pourra s’appuyer sur un tiers sans intervention extérieure.
Le journal souligne que cet accord met fin à la fausse narration du Hezbollah, qui se présente comme le "protecteur du Liban", et dément la thèse d’une "expansion israélienne". Il note que le gouvernement libanais s’engage dans un document adressé à l’Iran en déclarant : "Nous ne sommes pas prêts à votre intervention en notre nom et appelons à la dissolution de toutes les milices armées".
Concrètement, Beyrouth reconnaît que la présence israélienne dans le sud du Liban vise uniquement à protéger les communautés du nord et autorise Israël à opérer dans des zones hors contrôle gouvernemental, selon la publication.
La signature libanaise confère à Israël une légitimité diplomatique sans précédent et un soutien international clair pour répondre à toute violation. L’armée libanaise ne reprendra le contrôle de la zone que si le Hezbollah désarme de façon documentée. Les zones pilotes permettront un retrait israélien progressif uniquement dans les secteurs sous contrôle total de Beyrouth. Jusqu’à cette étape, Israël restera présente dans la zone de sécurité comme garantie effective de souveraineté. En cas de non-démantèlement du Hezbollah, la responsabilité et la faute seront imputées au mouvement et à son financeur à Téhéran.
Enfin, le journal appelle les dirigeants politiques de Tel-Aviv à exploiter toute future infraction du Hezbollah pour consolider cet acquis sur le terrain, tout en évitant une intervention directe à Beyrouth afin de ne pas provoquer la colère du président Trump.
Liban
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