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La police israélienne a transmis au parquet les résultats d'une enquête de neuf mois impliquant Eli Cohen dans la délivrance d'un passeport diplomatique au fils du Premier ministre.

La police israélienne a remis au parquet les conclusions d’une enquête menée pendant neuf mois concernant Eli Cohen, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel ministre de l’Énergie et des Infrastructures. Cette enquête porte sur son implication dans la délivrance d’un passeport diplomatique à Yair Netanyahu, fils du Premier ministre, durant son mandat au ministère des Affaires étrangères, selon des médias hébreux.
Le journal "Maariv" rapporte que les investigations ont établi la responsabilité de Cohen ainsi que d’autres hauts responsables dans la commission d’un délit de "violation de confiance" en accordant des passeports diplomatiques à plusieurs personnalités, dont Yair Netanyahu, en échange de "bénéfices illégitimes".
Malgré les preuves présentées à son encontre, Eli Cohen avait déclaré avant le début de l’enquête : "Aujourd’hui, on m’a demandé de fournir mes déclarations concernant l’affaire du passeport. Cette enquête n’aurait pas dû être ouverte, car la délivrance des passeports s’est faite conformément à la loi", selon ses propos.
Il a affirmé que durant son exercice au ministère des Affaires étrangères, il avait approuvé la remise de passeports diplomatiques à quatre personnes, en vertu de ce qu’il qualifiait de "prérogatives personnelles".
Il a précisé que Yair Netanyahu faisait partie de ces quatre bénéficiaires, justifiant cette décision par des "raisons de sécurité". Il a reconnu que Yair Netanyahu avait renouvelé son passeport diplomatique à plusieurs reprises depuis 2009.
Selon le même journal, Cohen a également accordé ce privilège diplomatique à trois maires israéliens, en expliquant que leur participation régulière à des événements internationaux dans le cadre de leurs fonctions justifiait cette mesure.
Contrairement à ses affirmations, l’acte d’accusation validé par le parquet indique qu’Eli Cohen, avec plusieurs cadres de son cabinet au ministère des Affaires étrangères, a permis la délivrance de passeports diplomatiques pour des motifs "non objectifs".



