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Attaque majeure et siège croissant : combats intenses à Anéfis au nord du Mali

Le nord du Mali connaît des affrontements violents à Anéfis, avec des revendications contradictoires sur le contrôle de cette zone stratégique.

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Attaque majeure et siège croissant : combats intenses à Anéfis au nord du Mali
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Le nord du Mali est le théâtre d’une nouvelle offensive d’envergure menée par une coalition de rebelles et de groupes extrémistes, alors que les autorités peinent à reprendre environ 30 % du territoire national. Cette situation suscite des inquiétudes régionales quant au risque que le Mali devienne le premier pays à tomber sous l’emprise du radicalisme.

Deux batailles se sont déroulées dans la localité stratégique d’Anéfis, située dans la région de Kidal. La première s’est tenue du 4 au 9 juillet sur l’axe Gao-Kidal, notamment dans les zones rurales de Tabrichat, Tabankort et Tin Araban.

La seconde bataille fait l’objet de déclarations contradictoires depuis cette période, chaque camp revendiquant une victoire décisive sur le même territoire et aux mêmes dates, face à l’adversaire.

Dans un communiqué, la Coalition pour la Libération de l’Azawad a annoncé une opération militaire majeure de six jours, conclue par la « défaite » d’une colonne ennemie.

De leur côté, les chaînes affiliées au Corps africain et à Bamako ont célébré simultanément l’anéantissement d’une alliance extrémiste et l’arrivée de renforts.

Depuis les attaques d’avril, Bamako a perdu le contrôle du récit officiel et a recours à des sources externes pour diffuser ses succès. Ainsi, les chaînes du Corps africain ont diffusé une vidéo montrant des soldats maliens brandissant le drapeau à Anéfis après sa reconquête.

Avec le soutien du Corps africain, l’armée malienne a annoncé la mort d’une centaine de combattants armés.

Dans la continuité des récits contradictoires, des hommes armés ont attaqué une colonne militaire se dirigeant d’Anéfis vers Gao, tuant tous les soldats présents à bord d’un véhicule de transport.

Alors que des sources officielles maliennes ont confirmé la mort de 18 soldats lors de cette attaque, les deux groupes alliés ont affirmé que l’assaut avait causé la mort de dizaines de militaires maliens et de membres du Corps africain, ainsi que la capture de prisonniers.

Sur la carte, Anéfis apparaît comme une petite zone désertique peu importante, un village comptant seulement quelques dizaines de maisons, situé sur la route entre Gao et la ville orientale de Kidal. Pourtant, il abrite une importante garnison militaire, des dizaines de véhicules blindés et plusieurs centaines de soldats.

En contrôlant ce village désertique, le Mali conserve la capacité de prétendre avoir repoussé les groupes extrémistes.

Un responsable politique malien a déclaré à "Iram News" que le temps ne joue pas en faveur des autorités. Alors que les extrémistes poursuivent le siège de la capitale et que le contrôle du nord recule, une partie croissante de la population perd confiance dans la capacité de l’armée à faire face aux nombreuses menaces. Ils estiment que seule une négociation avec les combattants armés pourrait permettre de sortir du conflit.

Selon ce même responsable, la coalition entre la Coalition pour la Libération de l’Azawad et le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans a compris qu’elle avait trouvé sa stratégie gagnante contre le Conseil au pouvoir, en s’emparant progressivement de territoires et en humiliant le gouvernement en exposant ses faiblesses au peuple.

Plusieurs voix politiques et religieuses, dont Mahmoud Dicko, une figure majeure du clergé malien, ont appelé le gouvernement à rechercher une solution pacifique avec les groupes extrémistes.

Cependant, le porte-parole de la Coalition pour la Libération de l’Azawad au Mali, Mohamed Al-Mawloud Ramadan, a affirmé qu’aucune initiative de négociation n’était envisagée avec ceux qu’il qualifie de « putschistes à Bamako ».

En mai 2021, le général Assimi Goïta a pris le pouvoir au Mali, situé dans la région sahélienne africaine, et a instauré un régime militaire.

Mercredi, Ramadan a déclaré : « Nous n’avons pas déclenché la guerre, mais c’est à nous de décider quand et où elle prendra fin. »

La Coalition revendique une autonomie ou une indépendance pour la région de l’Azawad, au nord-est du Mali, qui représente environ 60 % du territoire national, indépendant de la colonisation française depuis 1960.

Par ailleurs, des chaînes favorables au pouvoir ont confirmé via la plateforme X l’arrivée d’une colonne de renforts et de ravitaillements pour les forces armées maliennes et leur allié russe à Anéfis, ce bastion stratégique. Cette opération précède une possible offensive visant à reprendre les territoires du nord contrôlés par la Coalition pour la Libération de l’Azawad et ses alliés depuis l’attaque massive du 25 avril, notamment les villes de Kidal et Tessalit.

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