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Moscou entre Bamako et l'Azawad : les dessous de la libération de combattants de Wagner au Mali

Deux anciens combattants de Wagner ont été libérés après plus de deux ans de captivité par la frontière d'Azoade, dans un contexte de négociations complexes impliquant des acteurs russes, libyens et malien. La Libye semble jouer un rôle clé dans ces échanges.

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Moscou entre Bamako et l'Azawad : les dessous de la libération de combattants de Wagner au Mali
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Des chaînes russes et des sources de la frontière d’Azoade au Mali ont annoncé la libération de deux anciens combattants de Wagner, arrêtés lors de la bataille de Tinzawatine en juillet 2024, mais les noms des médiateurs extérieurs derrière l’opération varient.

Des sources financières bien informées ont confirmé à Al-Araby Al-Jadeed, vendredi, la véracité des informations selon lesquelles deux hommes appartenant à Wagner ont été libérés après plus de deux ans de captivité par la frontière de libération d’Azoade.

Une chaîne sur l’application Telegram, liée au corps africain qui a succédé à Wagner au Mali en 2025, affirme que les deux hommes ont été libérés après le rôle du corps africain et une « médiation active » du chef libyen.

En revanche, une chaîne proche de Wagner a confirmé leur arrestation lors de la bataille de Tinzawatine, et affirmé qu’ils ont quitté le Mali le jour même de leur libération.

Une vidéo publiée jeudi les montre côte à côte, chacun tenant un papier portant une date, et l’un d’eux se présente sous le nom d’Alexandre.

Il est probable qu’Alexandre soit Alexandre Efremov, ancien combattant de Wagner ayant participé aux combats à Tinzawatine, bien que son identité reste non confirmée.

L’homme dans la vidéo affirme que les deux détenus sont en bonne santé et reçoivent un traitement approprié.

La chaîne russe RT en langue française s’est contentée de confirmer leur libération après des négociations prolongées impliquant des représentants du corps russe en Afrique.

Selon des sources russes, un officier militaire libyen de haut rang a joué un rôle important dans les négociations.

Le chercheur au centre GI-Tok, Oumayma Badie, souligne la similarité entre la libération de l’Américain Kevin Raidout le 14 août et cette affaire.

Pour Badie, cette mesure intervient alors que des rapports indiquent que des représentants d’Azoade ont engagé des discussions avec des responsables russes au cours des derniers mois. L’objectif principal est notamment de convaincre Moscou de ne pas intensifier son soutien militaire à Bamako.

Le chercheur explique : « Ce qu’ils cherchent à obtenir, c’est que les Russes n’interviennent pas militairement en faveur du régime au Mali davantage qu’ils ne le font actuellement. »

Mais les relations entre Moscou et Bamako restent solides, et dans ce contexte, l’appel téléphonique entre le président russe Vladimir Poutine et le président intérimaire Assimi Goïta le 19 août revêt une importance particulière.

Selon Moscou, les dirigeants ont réaffirmé à nouveau leur engagement à poursuivre le coordination concernant la sécurité et la stabilité au Mali et dans la région du Sahara et du Sahel.

Les observateurs notent également le parallèle temporel entre les conversations téléphoniques et la libération des anciens combattants, bien que toute relation directe entre les deux événements n’ait pas été prouvée.

Un contraste évident ressort : tandis que la frontière de libération d’Azoade intensifie ses efforts pour éloigner ou neutraliser la Russie dans son conflit avec Bamako, Moscou et les autorités malienne continuent de montrer une coopération sécuritaire étroite, ce qui signifie que la libération des anciens membres du groupe Wagner ne reflète pas un retrait russe du Mali.

Le 13 août, l’armée malienne a annoncé la libération de 82 soldats des forces armées détenus par la frontière de libération d’Azoade.

Le même jour, Bamako a accordé une amnistie à l’agent du service de renseignement français DGSE, Yan Vezilieu, détenu depuis août 2025, contre lequel une peine de 20 ans de prison avait été prononcée en juin dernier.

Quelques heures auparavant, durant la nuit du 13 au 14 août, une médiation libyenne a permis la libération de l’aviateur américain Kevin Raidout, qui travaillait pour une organisation internationale de mission chrétienne.

Raidout avait été enlevé à Niamey en octobre dernier et retenu par l’organisation État islamique.

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