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De Gaza au Liban jusqu’à l’Iran, cessez-le-feu annoncé et combats persistants

Malgré des annonces de cessez-le-feu au Moyen-Orient, les affrontements se poursuivent à Gaza, au Liban et dans le détroit d’Hormuz, mettant en doute l’efficacité des accords.

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De Gaza au Liban jusqu’à l’Iran, cessez-le-feu annoncé et combats persistants
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Bien que plusieurs zones du Moyen-Orient, de la bande de Gaza au Liban en passant par les tensions entre les États-Unis et l’Iran, aient annoncé des cessez-le-feu, les combats continuent et s’étendent sur le terrain, soulevant des doutes quant à la portée réelle de ces accords.

Alors que Washington et Tel-Aviv évoquent une désescalade, les forces israéliennes poursuivent leurs opérations en territoire gazoui et libanais. En parallèle, le Hezbollah répond par des attaques sporadiques à la roquette, tandis que la confrontation indirecte entre les États-Unis et l’Iran se maintient autour du détroit d’Hormuz, des questions énergétiques et du programme nucléaire iranien.

Des accords fragiles

Sans retraits effectifs ni engagement clair au respect des clauses de calme, le concept même de « cessez-le-feu » apparaît fragile face à une montée continue des tensions sur le terrain.

Au Liban, aucune amélioration notable n’est observée malgré l’annonce d’un nouvel accord de désescalade par le président américain Donald Trump.

Simultanément, les États-Unis et l’Iran ont échangé des tirs dans le détroit d’Hormuz dans le cadre de tentatives visant à établir une trêve durable, tandis que Téhéran maintient son contrôle sur ce passage maritime stratégique, aggravant ainsi la crise mondiale du carburant.

À Gaza, Donald Trump a qualifié le cessez-le-feu d’octobre de succès diplomatique, mais plusieurs dossiers politiques restent en suspens : le Hamas n’a pas remis ses armes, les forces israéliennes ont avancé au lieu de se retirer, aucune force internationale de stabilisation n’a été mise en place, la nouvelle administration palestinienne est toujours en attente, la reconstruction n’a pas débuté, et des centaines de milliers de Palestiniens vivent dans des camps de tentes précaires, craignant les raids israéliens.

Les États-Unis et Israël imputent au Hamas la responsabilité de l’échec du cessez-le-feu, tandis que le mouvement accuse Israël de violations répétées ayant causé la mort d’au moins 932 Palestiniens depuis le début de la trêve, selon des sources sanitaires locales.

De son côté, Israël affirme conserver le droit de répondre à toute menace ou tentative d’infiltration, dans un contexte de lignes de front mouvantes et d’une extension de son contrôle à environ 60 % de la bande de Gaza, avec l’intention annoncée par Netanyahu de porter cette domination à 70 %.

Au Liban, le cessez-le-feu conclu en avril n’a pas réussi à freiner les combats entre Israël et le Hezbollah, notamment dans le Sud.

Lors du week-end, les forces israéliennes ont hissé leur drapeau sur le château de Chekaa, tandis que le Hezbollah a riposté par des tirs de roquettes intensifs. Le parti chiite affirme qu’il respectera la trêve si Israël cesse ses attaques et se retire du Liban, alors qu’Israël insiste sur la poursuite des opérations jusqu’à l’élimination de la menace posée par les missiles et drones.

Des enjeux divergents

Sur le front américano-iranien, l’objectif du cessez-le-feu d’avril était de mettre fin au conflit régional et de rouvrir le détroit d’Hormuz, mais l’Iran l’a refermé après l’instauration par les États-Unis d’un blocus maritime.

Donald Trump exige de Téhéran des concessions nucléaires majeures, tandis que l’Iran réclame une trêve permanente assortie de la levée du blocus et des sanctions. Malgré une proximité apparente entre les parties la semaine dernière, les désaccords sur le dossier nucléaire ont fait échouer l’entente.

Les deux camps ont à plusieurs reprises échangé des tirs dans le détroit, les États-Unis ciblant ce qu’ils qualifient de menaces contre la navigation ou leurs forces, et l’Iran répondant par des attaques à la roquette et des drones contre les pays du Golfe hébergeant des troupes américaines.

Les évolutions rapides à Gaza, au Liban et en Iran révèlent que le cessez-le-feu n’est plus qu’un cadre fragile, érodé par des intérêts divergents. Chaque acteur poursuit les combats selon ses priorités, dans un contexte régional complexe où se mêlent enjeux militaires et diplomatiques.

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