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Des images satellites montrent des entrées de tunnels partiellement obstruées au complexe souterrain iranien du mont Fakhri, relançant les spéculations sur les activités nucléaires cachées.

De nouvelles images satellites, publiées par l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), un organisme spécialisé dans la non-prolifération nucléaire, révèlent des changements notables dans le complexe souterrain situé sous le mont Fakhri, au sud du site nucléaire de Natanz, en Iran. Ces observations relancent les interrogations sur la nature des activités menées dans cette installation hautement fortifiée.
Les clichés, pris depuis le 22 avril, montrent que les deux entrées est du complexe ont été partiellement comblées avec de la terre, entravant l'accès des véhicules. Sur des images datant du début du mois d'avril, ces mêmes accès étaient totalement dégagés et sans obstacle. Bien que la terre ne bloque pas complètement les entrées des tunnels, elle rend extrêmement difficile toute entrée ou sortie rapide de véhicules. Selon les estimations, le déblayage de la voie nécessiterait l'utilisation d'engins lourds pour permettre à nouveau le passage.
Aucune mesure similaire n'a été observée aux entrées ouest du complexe. Cette manœuvre suscite de nombreuses questions, étant donné la nature du site, profondément enfoui, et que l'on pense conçu pour protéger des équipements ou matériaux de haute sensibilité.
Plus tôt dans l'année, la zone avait déjà connu une activité accrue, avec le comblement et le renforcement par du béton d'anciennes ouvertures de tunnels au sein du complexe. Ces tunnels, dont on estime qu'ils étaient utilisés depuis 2007, ont conduit des observateurs à penser que des équipements ou des matériaux avaient été transportés à l'intérieur du site durant cette période. Les nouvelles images ajoutent une couche de mystère supplémentaire sur ce que l'Iran pourrait chercher à dissimuler ou à protéger dans cette installation, d'autant plus que Téhéran n'a fourni que des informations très limitées sur la nature du projet au fil des ans.
Des experts estiment que le site pourrait servir à stocker des équipements et matériaux liés au programme nucléaire, ou à abriter des activités sensibles à l'abri de potentielles frappes aériennes. Une autre hypothèse, rapportée par la chaîne israélienne Channel 12, est qu'il pourrait être destiné à transférer des activités depuis des installations plus vulnérables vers une zone hautement fortifiée, permettant la poursuite des travaux même en cas d'attaques sur d'autres sites.
Depuis les attaques ayant visé des installations nucléaires iraniennes l'année dernière, l'intérêt des chercheurs et experts internationaux pour ce site s'est accru. Contrairement aux installations de Fordow, Natanz, Ispahan et d'autres sites nucléaires, celui-ci n'a été la cible d'aucune attaque, que ce soit de la part d'Israël ou des États-Unis.
Les informations disponibles sur ce site, construit ces dernières années, restent extrêmement limitées. Il n'a jamais été inspecté par les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Des rapports publiés ces dernières années suggèrent que le complexe pourrait être une nouvelle installation d'enrichissement souterraine, située à une très grande profondeur, peut-être même plus profonde que celle de Fordow, qui avait déjà été la cible de bombardements américains et israéliens par le passé.
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