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L'Iran réclame aux États-Unis la libération d'au moins 50 % de ses avoirs gelés dès la signature d'une éventuelle lettre d'entente.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que l'Iran demande aux États-Unis de débloquer au minimum la moitié de ses avoirs financiers gelés à l’étranger dès la conclusion d’une éventuelle lettre d’entente entre les deux parties.
Dans un entretien accordé à l’agence iranienne Mehr, Gharibabadi a précisé que la question de la libération des fonds iraniens gelés constitue un dossier important qui sert les intérêts de son pays et nécessite une résolution. Il a ajouté que la détermination de la part à libérer immédiatement et celle à débloquer plus tard reste encore en discussion.
Il a souligné que l’Iran insiste pour que 50 % de ses avoirs bloqués soient transférés sans délai après la signature de la lettre d’entente, tandis que le reste serait libéré après une période raisonnable.
Le responsable iranien a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas de fonds appartenant à des pays occidentaux ou aux États-Unis, ce qui obligerait Téhéran à négocier ou à solliciter des aides ou financements. Il a expliqué que ces sommes sont purement iraniennes, gelées illégalement par les États-Unis, qui ont également empêché d’autres pays de les transférer ou de les rendre accessibles à la République islamique d’Iran.
Précédemment, l’agence iranienne Tasnim avait rapporté, citant une source proche de l’équipe de négociation iranienne, que Téhéran a inclus dans sa proposition de règlement de la crise, composée de 14 points, la demande que les États-Unis libèrent des avoirs iraniens gelés à l’étranger d’une valeur de 24 milliards de dollars.
Selon cette source, l’Iran réclame la moitié de cette somme lors de la première phase, à la signature d’une lettre d’entente visant à mettre fin au différend, le reste devant être débloqué ultérieurement après la finalisation des négociations sur le dossier nucléaire. L’agence a ajouté qu’un progrès a déjà été réalisé concernant le premier versement.



