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« L’Heure H » fixée : Trump décide de frapper Cuba après la Coupe du Monde
Des rapports indiquent que le président américain Donald Trump s’apprête à porter un coup « dur et décisif » à Cuba après la Coupe du Monde 2026, alors que l’île subit des pressions européennes et une crise intérieure sans précédent.

Des rapports de renseignement et médiatiques ont révélé que le président américain Donald Trump va porter un coup « dur et décisif » à Cuba, après la clôture des compétitions de la Coupe du Monde 2026 aux États-Unis et au Mexique.
Cuba subit désormais des pressions européennes croissantes en raison du dossier des droits de l’homme dans le pays, tandis que les regards se tournent vers la Maison-Blanche dans l’attente d’une décision américaine concernant La Havane.
Le journal britannique « The Times » a indiqué que l’administration Trump a préféré temporiser relativement pendant la période de la Coupe du Monde, utilisant l’événement sportif comme une plateforme directe pour mettre en valeur la puissance douce américaine dans plusieurs domaines.
L’Heure H
Le journal ajoute, dans un article du journaliste Roger Boyes, qu’avec l’approche de la fin du tournoi, il semble que « l’Heure H » militaire contre Cuba soit arrivée, le Parti républicain cherchant à présenter des résultats concrets et décisifs aux électeurs conservateurs et aux milieux de la communauté cubaine en Floride, avant les élections législatives de mi-mandat à venir.
Boyes considère que le renversement du régime de Nicolás Maduro au Venezuela, au début de l’année en cours, a constitué un modèle réussi que Washington tente de reproduire à La Havane, en utilisant le quadruple « étranglement économique », « pression politique », « poursuites judiciaires » et « frappe militaire éclair ».
Les estimations politiques et médiatiques indiquent que les mouvements américains à venir contre Cuba seront une extension de mesures dont les répercussions et les résultats commencent à se concrétiser à l’intérieur même de Cuba.
Le blocus énergétique imposé à Cuba a conduit à couper l’artère pétrolière et à assécher les ressources financières du réseau de production d’électricité, entraînant une paralysie énergétique à grande échelle, consacrée par l’effondrement du système électrique, à deux reprises en une semaine, ce mois-ci, laissant des coupures dépassant 73 heures dans de vastes provinces.
Les poursuites judiciaires contre Raúl Castro pour l’abattage d’avions de l’organisation humanitaire « Brothers to the Rescue » en 1996 ont constitué un message fort et sévère du système américain à l’institution militaire et politique cubaine, qui a automatiquement évoqué le scénario Maduro.
En plus des sanctions économiques qui se sont considérablement élargies récemment, elles ont inclus des entreprises militaires, de vastes secteurs touristiques et financiers, ainsi que des appareils de sécurité et militaires cubains.
Environnement favorable
Sur la base de tous ces facteurs, Cuba est devenue un environnement politique, social et économique favorable à toute nouvelle escalade militaire américaine, d’autant que le pays connaît une effervescence interne et une tension locale sans précédent.
À l’occasion du cinquième anniversaire des manifestations du 11 juillet 2021, de nombreuses manifestations ont eu lieu, connues pour des protestations par « casseroles » à La Havane et ses banlieues, où les revendications vitales, de la fourniture de nourriture et d’électricité, se sont transformées en slogans appelant à la « liberté » et à la « chute de la dictature ».
Sur le plan international, les relations diplomatiques euro-cubaines semblent avoir pris un tournant négatif en raison de la détérioration continue du dossier des droits de l’homme et de la répression des opposants politiques.
Crise aggravée
Des sources médiatiques cubaines ont confirmé que « l’Accord de dialogue politique et de coopération » signé entre l’Union européenne et Cuba risque d’être suspendu, dans un contexte de pressions croissantes au sein du Parlement européen, qui réclame une position plus ferme envers le gouvernement de La Havane.
Ces pressions sont motivées par une décision adoptée à la majorité des voix au Parlement européen, les députés demandant la suspension de l’accord qui régit les relations bilatérales depuis 2017.
Le Parlement européen a adopté le 18 juin une résolution sur la répression politique et la situation humanitaire à Cuba, obtenant 283 voix pour, 199 contre et 85 abstentions.
Le courant opposé à la poursuite de l’accord, mené par des blocs politiques conservateurs et libéraux, estime que la formule actuelle du partenariat n’a pas tenu ses promesses d’ouverture politique ou d’amélioration des conditions de vie du citoyen cubain, mais qu’elle constitue désormais une couverture financière et politique indirecte pour le régime Castro.
En revanche, la Commission européenne et certains États membres défendent le maintien de canaux de dialogue ouverts, sous prétexte que la suspension ou l’annulation de l’accord signifierait la perte par Bruxelles du dernier outil d’influence et de diplomatie douce à La Havane.
Cela pourrait pousser Cuba vers deux options : soit approfondir ses alliances stratégiques et militaires avec des puissances internationales concurrentes comme la Russie et la Chine, soit se soumettre davantage aux exigences américaines, ce qui signifierait un monopole de l’administration Trump sur l’ensemble de l’espace cubain.
Ces développements coïncident avec une crise économique et existentielle étouffante qui frappe l’intérieur cubain, se manifestant par un effondrement quasi total du système énergétique national, des coupures de courant continues, et une pénurie aiguë de biens de première nécessité et de médicaments, ce qui met l’accord européen commun à l’épreuve entre les considérations des principes des droits de l’homme et les exigences du réalisme politique.
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