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L'armée américaine a annoncé avoir détruit deux drones iraniens menaçant la navigation dans le détroit d'Hormuz, dans un contexte de tensions croissantes avec l'Iran.

Le dimanche 7 juin, l'armée américaine a déclaré avoir abattu deux drones d'attaque iraniens lancés la veille, samedi, qui représentaient une menace pour la circulation maritime dans le détroit d'Hormuz.
Dans un communiqué publié sur la plateforme X, la Commandement central américain a précisé que ces appareils volants avaient été neutralisés par les forces américaines déployées au Moyen-Orient.
Le communiqué souligne que ces drones iraniens mettaient en danger la navigation internationale dans cette zone stratégique. Le Commandement central a également assuré que les troupes américaines restaient en état d'alerte et prêtes à poursuivre la défense contre toute agression iranienne.
Cette annonce intervient un jour après que l'armée américaine a intercepté six missiles iraniens sur sept tirés vers le Koweït et Bahreïn dans la nuit de vendredi à samedi, en même temps que quatre drones iraniens ont été abattus.
En représailles aux attaques iraniennes, les forces américaines ont mené des frappes contre des stations de communications et des radars situés à Joruk et sur l'île iranienne de Qeshm, toutes deux surplombant le détroit d'Hormuz.
Les récents affrontements risquent d'attiser de nouvelles tensions au sein du fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, mis à l'épreuve au début de la semaine par des frappes des deux parties.
Les frappes américaines ciblant des sites radar côtiers à Joruk et Qeshm ont eu lieu tôt samedi, peu après l'abattage des drones iraniens.
Par ailleurs, les négociations de paix se trouvent dans l'impasse alors que le ministre pakistanais de la Défense, jouant un rôle de médiateur, est arrivé à Téhéran samedi pour discuter avec des responsables iraniens, apportant une "message important" au guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, selon ses propos.
Mohsen Rezaï, conseiller du guide suprême, a déclaré lors d'une interview avec CNN que la conclusion d'un accord de paix dépendait de la libération de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés par les États-Unis.
Washington et Téhéran mènent des pourparlers indirects, principalement, pour parvenir à un accord temporaire mettant fin à un conflit qui dure depuis trois mois, tout en laissant des questions comme le programme nucléaire iranien pour des négociations ultérieures.
Cependant, des experts estiment que la signature d'un accord reste difficile à atteindre en raison des affrontements répétés entre les deux camps.
Téhéran réclame des revenus pétroliers de plusieurs milliards de dollars, des exemptions aux sanctions sur ses exportations de pétrole brut, la levée du blocus américain sur ses ports et le contrôle du détroit d'Hormuz.



