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Organisation maritime internationale : évacuation des marins du Golfe reste risquée

Le secrétaire général de l'OMI met en garde contre les risques liés à l'évacuation des 20 000 marins bloqués dans le Golfe malgré le cessez-le-feu entre États-Unis et Iran.

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Organisation maritime internationale : évacuation des marins du Golfe reste risquée
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Le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a déclaré que, malgré le cessez-le-feu en vigueur entre les États-Unis et l'Iran, l'évacuation des milliers de marins bloqués dans le Golfe demeure une opération risquée.

Avant l'ouverture du salon Poseidonia à Athènes, Dominguez a indiqué à l'agence Reuters qu'aucune évacuation ne sera possible tant que les causes profondes du conflit ne seront pas réglées, et qu'un accord final, un cessez-le-feu complet ou un accord total entre les parties impliquées ne sera pas conclu.

Selon les estimations, environ 20 000 marins se trouvent à bord des navires immobilisés dans le Golfe, où l'Iran impose des restrictions à la circulation dans le détroit d'Hormuz.

Dominguez a souligné que toute tentative d'évacuation dans les conditions actuelles représenterait un risque majeur en raison de l'absence de garanties pour la sécurité des marins.

Les données de l'OMI font état de la mort de 11 marins dans le Golfe depuis le début de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l'Iran, lancée le 28 février.

Le secrétaire général a précisé que l'organisation s'efforce de négocier un corridor maritime sécurisé pour permettre aux navires de quitter la zone. Ces efforts incluent des discussions avec les parties concernées, notamment en Iran et en Oman, au cours des dernières semaines.

Il a ajouté que des notifications indiquent parfois que le détroit d'Hormuz est ouvert, avant qu'il ne soit refermé quelques heures plus tard. « Nous ne pouvons pas prendre de risques tant que des conditions plus sûres ne seront pas établies », a-t-il déclaré.

Le trafic à travers ce détroit, qui transportait habituellement avant la guerre environ 20 % des approvisionnements mondiaux quotidiens en pétrole brut et en gaz naturel liquéfié, a considérablement ralenti et seuls quelques pétroliers y circulent désormais.

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