Liban
Le ministre de l'Agriculture, Dr Nizar Hani, a participé à la sixième commémoration de l'explosion du port de Beyrouth en plantant des oliviers portant les noms des victimes. Cette initiative crée un lieu national vivant où terre et mémoire se rejoignent.

Participé au souvenir du sixième anniversaire de l’explosion du port de Beyrouth, le ministre de l’Agriculture, docteur Nizar Hani, lors d’une cérémonie nationale tenue dans le jardin des victimes du port de Beyrouth, achevée par la plantation d’oliviers, chaque arbre portant le nom d’une des victimes, transformant ainsi le jardin en un monument national vivant reliant terre et mémoire, incarnant la fidélité aux disparus et l’attachement à la vérité et à la justice.
Répondant à une question, le ministre Hani a affirmé que cette commémoration n’est pas simplement une date dans le temps, mais un engagement renouvelé de préserver les noms des victimes et de protéger la mémoire nationale, soulignant que six ans n’ont pas effacé la douleur des Libanais, mais ont plutôt renforcé leur détermination à maintenir la vérité vivante jusqu’à ce que la justice soit rendue.
Il a souligné que le choix de l’olivier n’était pas anodin, mais fondé sur sa profonde symbolique comme emblème de paix, de stabilité et de résilience, témoin du passage des générations, tout comme les noms des victimes resteront présents dans l’âme des Libanais.
Le ministre Hani a insisté sur le fait que la finalisation de ce jardin envoie un message national et humain clair : malgré ses blessures, le Liban est capable de transformer les lieux de souffrance en espaces de vie, de réflexion et d’espoir, et que préserver la mémoire fait partie intégrante de la protection du pays et de la sauvegarde de la dignité humaine.
Il a conclu en disant : « Nous nous rassemblons aujourd’hui devant ces arbres non pour compter les années d’absence, mais pour renouveler notre serment de fidélité. Un serment selon lequel leurs noms demeureront ancrés dans cette terre comme gravés dans la conscience du Liban, et que la vérité restera vivante, ferme et profondément enracinée jusqu’à ce que la justice soit accomplie. Que la paix descende sur les victimes de l’explosion du port de Beyrouth, la patience sur leurs familles, et que le Liban reste un pays qui triomphe de la vie, de la dignité et de l’humain. »
Le jardin des victimes du port de Beyrouth, abritant des arbres portant les noms de toutes les victimes, incarne une vision qui fait de la nature un espace de conservation de la mémoire nationale, confirmant que planter n’est pas seulement un acte écologique, mais un message de reconnaissance et de responsabilité, un renouvellement perpétuel de l’engagement selon lequel l’humain, sa dignité et la vérité restent au cœur de la marche du pays.
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