Liban
Ministère de l'Agriculture : Nous poursuivrons notre travail avec et pour les pêcheurs
Le Ministère de l'Agriculture confirme son engagement à travailler en collaboration avec les pêcheurs, après une série d'entretiens et de consultations menées depuis douze ans. Il clarifie les points clés du nouveau code de la pêche et de l'aquaculture.

Le Ministère de l'Agriculture a affirmé dans un communiqué que « dans le cadre de son souci de transparence et d'informer l'opinion publique ainsi que les pêcheurs des faits juridiques et techniques liés au Code de la pêche et de l'aquaculture, ce point d'information complète un long processus de dialogue et de consultation mené avec les pêcheurs, leurs coopératives et syndicats dans toutes les régions du Liban ».
Ce communiqué suit une série étendue de réunions et de consultations organisées par le ministère avec les représentants du secteur, dont la dernière a été un grand rassemblement convoqué par le ministre de l'Agriculture, le docteur Nizar Hani, le 5 août 2026, réunissant les coopératives et syndicats de pêcheurs, ainsi que la présidente de la commission parlementaire de la femme et de l'enfant, la députée docteur Enayat Azzedin. Cette rencontre s'est concentrée sur l'écoute des préoccupations des pêcheurs et la réponse aux nombreuses questions posées. Le ministre Hani, accompagné par une équipe du ministère et en présence de la députée Azzedin, a présenté des explications juridiques et techniques détaillées sur les dispositions et les objectifs du code, dans un climat marqué par l'ouverture, la transparence et un dialogue responsable – une approche que le ministère adopte systématiquement pour aborder toutes les questions relatives au secteur agricole.
À la lumière de sa responsabilité de corriger les informations erronées diffusées, le Ministère de l'Agriculture affirme ce qui suit :
Premièrement : concernant la pêche industrielle
Le nouveau code ne permet pas la pratique de la pêche industrielle dans les eaux territoriales libanaises, mais la limite à l'extérieur, dans la zone économique exclusive, conformément aux dispositions du droit libanais et aux accords internationaux en vigueur.
En revanche, le code renforce clairement les droits des pêcheurs libanais en leur accordant le droit de pratiquer la pêche dans l'ensemble des eaux territoriales libanaises s'étendant jusqu'à douze milles marins, alors que le code de 1929 limitait ce droit à six milles seulement, constituant ainsi une extension significative de leurs droits et un acquis au profit des pêcheurs libanais.
Deuxièmement : concernant les zones marines protégées
L'affirmation selon laquelle le nouveau code a transformé 30 % des eaux territoriales libanaises en zones marines protégées est incorrecte et ne repose sur aucun texte légal ni sur une réalité existante.
En réalité, le Liban dispose uniquement de deux réserves naturelles marines : la réserve naturelle de la plage de Sour et la réserve naturelle des îles de Nakhil. Le code ne contient aucune disposition fixant ou imposant la proportion mentionnée ou une équivalente.
Troisièmement : concernant l'aquaculture (élevage des espèces aquatiques)
Le code établit le cadre législatif général pour la régulation du secteur de l'aquaculture, tandis que l'application de ses dispositions reste conditionnée à l'adoption des décrets d'application actuellement préparés par le ministère en coordination avec les organismes concernés.
Le ministre de l'Agriculture, docteur Nizar Hani, a clairement affirmé que ces décrets mettront en priorité la protection des intérêts des pêcheurs libanais, en accordant la préférence aux coopératives de pêcheurs pour participer aux investissements et aux partenariats avec les institutions et entreprises exécutant les projets d'aquaculture, contribuant ainsi à créer de nouvelles opportunités d'emploi et à améliorer les conditions économiques et sociales des travailleurs de ce secteur.
Quatrièmement : concernant la protection de l'environnement marin
Le nouveau code, combiné aux lois environnementales en vigueur et aux réglementations appliquées par le ministère de l'Environnement, constitue un cadre législatif complet garantissant la protection de la biodiversité marine, tout en établissant les contraintes environnementales nécessaires pour empêcher toute pollution ou effets négatifs pouvant découler des projets d'aquaculture, conformément aux meilleures normes et bonnes pratiques internationales en matière de gestion durable des ressources marines.
Le Ministère de l'Agriculture souligne également que ce code n'a pas été élaboré de manière isolée ou sans concertation avec les parties prenantes, mais résulte d'un processus scientifique, législatif et consultatif qui s'est étendu sur douze ans, en collaboration avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation intergouvernementale pour la pêche méditerranéenne (GFCM), deux des principales références internationales spécialisées dans la gestion des pêcheries et le développement du secteur de l'aquaculture, reflétant ainsi l'engagement du Liban envers les normes internationales et les meilleures pratiques dans ce domaine.
Alors que le ministère renouvelle son engagement en faveur de l'approche participative qu'il a adoptée dès le début de l'élaboration de ce code, il affirme que ses portes resteront ouvertes à tous les pêcheurs, leurs coopératives et syndicats, et qu'il accueillera toute remarque ou révision fondée sur des faits et des dispositions juridiques, convaincu que le dialogue responsable et constructif constitue la pierre angulaire du développement du secteur et de la préservation des droits des travailleurs.
Par ailleurs, le ministère exprime sa surprise face à la persistance de la diffusion d'informations inexactes susceptibles de troubler les pêcheurs et l'opinion publique, malgré le long parcours de consultations, ateliers et réunions qui ont accompagné l'élaboration de ce code pendant douze ans, au cours desquels des représentants des pêcheurs de différentes régions du Liban ont participé activement, contribuant à façonner ses dispositions tout en tenant compte de l'intérêt national et des intérêts des acteurs du secteur.
En conclusion, le Ministère de l'Agriculture réaffirme que les pêcheurs libanais constituent un pilier fondamental du secteur agricole, un partenaire national majeur dans la protection des ressources halieutiques et le renforcement de la sécurité alimentaire, et qu'il continuera à travailler avec eux et pour eux afin assurer la durabilité des ressources marines, préserver leurs droits et protéger les intérêts des générations présentes et futures.
Dernières actualités
MondeLes frappes ont ralenti mais n'ont pas arrêté le programme nucléaire iranien
MondeBazargan : Pourquoi combattre si nous pouvons obtenir nos droits par dialogue ?
LibanL'explosion d'une bombe à Majdal Zoun plonge Israël dans quatre scénarios pour le retour du Hezbollah
Monde
