Monde
Le président colombien accuse les États-Unis de l'empêcher de rencontrer Adams
Gustavo Petro dénonce des restrictions américaines l'empêchant de rencontrer le maire démocrate de New York, Eric Adams.

Le président colombien Gustavo Petro a affirmé que ses déplacements étaient limités et qu'il lui avait été interdit de rencontrer le maire démocrate de New York, Eric Adams, opposant au président américain Donald Trump.
Sur la plateforme "X", Petro a indiqué qu'il n'avait jamais été informé de ces restrictions. Il a qualifié d'anti-démocratique le fait de lui interdire de s'exprimer lors d'une conférence à Boston à laquelle il avait été invité, ainsi que de limiter sa liberté de dialogue avec le maire de New York.
Mercredi dernier, le Washington Post rapportait que Petro devait rencontrer Eric Adams lors de son séjour à New York pour des réunions au siège des Nations unies. Selon des sources anonymes citées par le journal, les autorités colombiennes auraient annulé cette rencontre après des avertissements de responsables américains, qui estimaient que cela violerait une interdiction de visa imposée à Petro l'année précédente dans un contexte de crise diplomatique avec Donald Trump.
Actuellement, Petro ne peut entrer aux États-Unis qu'avec un visa diplomatique strictement réservé aux activités officielles.
Élu en novembre dernier, Eric Adams dirige la mairie de New York sur un programme qualifié de "socialiste", prônant l'intégration des migrants, ce qui a été perçu comme une opposition aux politiques strictes de Trump.
Gustavo Petro, premier président de gauche en Colombie, a eu plusieurs confrontations avec Donald Trump sur diverses questions, notamment l'expulsion des migrants, les frappes américaines contre des embarcations suspectées de trafic de drogue, ainsi que sur son propre bilan dans la lutte contre le trafic de cocaïne.
Mercredi dernier, Petro a prononcé un discours au Conseil de sécurité de l'ONU où il a vivement critiqué Israël, le comparant au "régime nazi" en raison de la guerre d'extermination menée dans la bande de Gaza.
Quelques jours auparavant, le président colombien sortant avait adressé des critiques sévères à Donald Trump, suite à l'annonce du soutien de ce dernier au candidat de droite Abelardo de la Espriella pour le second tour de l'élection présidentielle colombienne.
Le second tour est prévu pour le 21 juin prochain et oppose Abelardo de la Espriella au candidat de gauche Iván Cepeda, allié de Petro. La constitution colombienne interdit au président en exercice de briguer un second mandat.
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