Tech & Sciences
Une substance absorbant la lumière a été détectée sur Titan et Pluton, offrant des pistes sur la formation de molécules biologiques hors de la Terre.

Des chercheurs ont identifié une matière inconnue capable d’absorber la lumière à la surface de Titan, le plus grand satellite de Saturne, ainsi que sur Pluton. Cette découverte pourrait expliquer la formation de molécules biologiques dans des environnements extraterrestres et orienter la préparation de futures missions spatiales.
Un scientifique britannique a affirmé que Pluton pourrait devenir une planète habitée.
Les spécialistes précisent que les surfaces de ces corps célestes sont recouvertes de composés absorbant la lumière de manière atypique. Bien que l’atmosphère dense de Titan, principalement composée d’azote et de méthane, empêche une observation directe de sa surface, les chercheurs ont réussi à détecter, grâce à des techniques de spectroscopie, des indices d’une activité chimique inhabituelle, suggérant la présence d’un type de matière organique jusque-là inconnu.
Selon eux, cette avancée pourrait améliorer la compréhension des processus chimiques dans la partie externe du système solaire et rapprocher l’humanité de la détermination des conditions propices à l’apparition de la vie.
Les scientifiques expliquent que les atmosphères de Titan et de Pluton subissent des réactions chimiques impliquant l’azote et le méthane, conduisant à la formation de particules brumeuses dans les couches supérieures sous l’effet de la lumière. Ces particules retombent ensuite au sol, où elles s’accumulent en couches organiques complexes. Sur Titan, ces particules interagissent avec la glace, déclenchant de nouvelles réactions chimiques. Un phénomène comparable est observé sur Pluton, malgré sa grande distance au Soleil et la faible densité de son atmosphère.
Les équipes de recherche comparent actuellement les données recueillies par les sondes Cassini et New Horizons, tout en développant des modèles des réactions chimiques possibles. Si la substance détectée s’avère être un composé organique complexe, cela pourrait éclairer les mécanismes de formation des molécules vitales dans des environnements extraterrestres. Par ailleurs, ces résultats devraient soutenir la planification des missions spatiales à venir en aidant à sélectionner les sites d’analyse directe sur ces corps célestes.
Liban
Économie
Monde
Lifestyle