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Première montre nucléaire fonctionnelle ouvre une nouvelle ère de mesure du temps

Des chercheurs chinois et européens ont construit la première montre nucléaire opérationnelle, promettant une précision inédite et des avancées en navigation et physique.

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Première montre nucléaire fonctionnelle ouvre une nouvelle ère de mesure du temps
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Après plusieurs décennies de recherches, des scientifiques en Chine et en Europe ont réussi à mettre au point la première montre nucléaire fonctionnelle au monde. Cette innovation pourrait redéfinir la mesure du temps et provoquer une révolution dans les domaines de la navigation et de la physique fondamentale.

Les chercheurs ont utilisé un isotope rare, le thorium-229, longtemps considéré comme le candidat idéal pour concevoir une nouvelle génération de montres ultra-précises. Deux équipes indépendantes ont transformé ce concept théorique en un dispositif concret, démontrant pour la première fois qu’il est possible d’utiliser le noyau atomique comme référence temporelle, au lieu des électrons employés dans les horloges atomiques actuelles, selon "interesting engineering".

Ce progrès revêt une importance particulière car le noyau atomique bénéficie d’une protection naturelle supérieure contre les influences environnementales extérieures, ce qui le rend plus stable et moins sensible aux perturbations. En conséquence, les scientifiques anticipent que les montres nucléaires surpasseront à l’avenir la précision des horloges atomiques les plus fines, qui constituent aujourd’hui la norme mondiale pour la mesure du temps.

De l’électron au noyau

Les horloges atomiques classiques mesurent les fréquences issues des transitions électroniques entre différents niveaux d’énergie au sein de l’atome. La nouvelle montre nucléaire déplace cette mesure à un niveau plus profond, en exploitant les transitions énergétiques à l’intérieur même du noyau atomique.

Ce défi est d’autant plus complexe que la plupart des transitions nucléaires requièrent des énergies très élevées, inaccessibles avec les lasers conventionnels. Le thorium-229 fait exception grâce à une transition nucléaire à basse énergie, accessible via un laser ultraviolet.

Un succès scientifique après une course acharnée

Les deux équipes, l’une issue de l’université Tsinghua en Chine et l’autre du Centre de sciences et technologies quantiques de Vienne, ont utilisé des cristaux de fluorure de calcium contenant des atomes de thorium-229, qu’elles ont soumis à des lasers d’une précision extrême.

Malgré des différences techniques entre les expériences, les chercheurs ont atteint le même objectif : maîtriser la transition nucléaire et l’utiliser comme référence temporelle stable, une avancée longtemps attendue en physique.

L’équipe chinoise a démontré que la montre nucléaire pouvait maintenir une stabilité de fréquence remarquable, avec un taux d’instabilité d’une partie sur dix billions après une journée complète de fonctionnement.

De son côté, l’équipe européenne a employé la montre pour une autre application scientifique : la recherche de traces de matière noire ultralégère, un des mystères les plus profonds de l’univers. Bien qu’aucune preuve directe n’ait été trouvée, l’expérience a confirmé que la montre nucléaire possède une sensibilité comparable, voire supérieure, aux meilleures horloges atomiques actuelles.

Les scientifiques considèrent cette réussite comme un tournant dans la science de la mesure précise. Les montres nucléaires pourraient améliorer les systèmes de navigation par satellite, permettre des mesures plus fines des champs gravitationnels, et offrir de nouveaux outils pour tester les lois fondamentales régissant l’univers.

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