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La police britannique réclame l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans

Le Royaume-Uni envisage de restreindre sévèrement l'accès des enfants aux réseaux sociaux pour lutter contre les risques en ligne.

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La police britannique réclame l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans
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Le Royaume-Uni s'oriente vers un durcissement inédit des règles concernant l'utilisation des plateformes sociales par les enfants et adolescents. Des autorités de sécurité britanniques ont demandé l'instauration de restrictions strictes pour les utilisateurs de moins de 16 ans, dans le but de contrer les dangers croissants pesant sur les mineurs sur Internet.

Un rapport récent révèle que l'Agence nationale de lutte contre la criminalité (NCA) et le Conseil national des chefs de police ont appelé à interdire aux mineurs l'accès à toute plateforme sociale, application de jeux ou système d'intelligence artificielle ne bloquant pas ce qu'ils qualifient de « fonctionnalités à haut risque ».

Les forces de l'ordre britanniques ont identifié six caractéristiques qu'elles estiment constituer une menace directe pour les enfants :

  • Les messages privés et chiffrés.
  • La facilité pour des inconnus de communiquer avec les enfants.
  • Les algorithmes recommandant des contenus nuisibles ou violents.
  • Le partage d'images dénudées.
  • La faiblesse des systèmes de vérification de l'âge.
  • Tout outil exposant les enfants à des interactions non sécurisées avec d'autres utilisateurs.

La police considère que le maintien de ces fonctionnalités sans contrôle strict accroît les risques d'extorsion, d'exploitation en ligne et de cyberharcèlement.

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Cette initiative intervient alors que le gouvernement britannique examine des mesures plus sévères, notamment la possibilité d'un interdit total des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Cette démarche traduit une inquiétude officielle grandissante face aux effets psychologiques et sécuritaires des applications numériques sur les adolescents.

Bien que le Royaume-Uni dispose déjà de la « loi sur la sécurité en ligne », qui confère à l'autorité de régulation des télécommunications le pouvoir d'enquêter et de sanctionner les plateformes non conformes, la police estime que la législation actuelle ne suffit plus à contrer les menaces contemporaines.

Le rapport souligne que l'Agence nationale de lutte contre la criminalité a reçu environ 92 000 signalements en 2025 concernant des activités suspectées d'être liées à des agressions sexuelles sur mineurs via Internet, avec une augmentation notable du nombre de victimes très jeunes.

Les autorités alertent également sur le fait que certains enfants ne sont plus uniquement victimes, mais deviennent aussi impliqués dans des délits numériques, en raison de l'accès facilité à des contenus dangereux et à des plateformes non sécurisées.

Si les propositions britanniques ne vont pas encore jusqu'à l'interdiction totale imposée par l'Australie aux moins de 16 ans, le message des autorités britanniques est clair : les entreprises technologiques doivent assumer une responsabilité accrue pour la protection des enfants, sous peine de se voir imposer des restrictions et des réglementations plus sévères dans un avenir proche.

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